"Gilets jaunes": deux personnes déférées après le saccage du Fouquet's

Une enquête pour "dégradations par moyens dangereux, vols aggravés et recels aggravés" est ouverte. 

Le restaurant le Fouquet\'s saccagé lors d\'une manifestation des \"gilets jaunes\". 
Le restaurant le Fouquet's saccagé lors d'une manifestation des "gilets jaunes".  (ZAKARIA ABDELKAFI / AFP)

Les deux gardés à vue soupçonnés de dégradations à la brasserie le Fouquet's sur les Champs-Elysées samedi 16 mars à Paris, lors d'un rassemblement de "gilets jaunes", ont été déférés vendredi 22 mars en vue d'une comparution immédiate samedi, a appris franceinfo de source judiciaire. Cette procédure s'inscrit dans le cadre de l'enquête ouverte des chefs de dégradations par moyens dangereux, de vols aggravés et de recels aggravés.

Le couple jugé samedi 

Le couple sera jugé en comparution immédiate à Paris samedi 23 mars, après avoir été placé en garde à vue jeudi, avait appris vendredi franceinfo de source judiciaire. Ils ont été interpellés près de Tours (Indre-et-Loire) par la police judiciaire parisienne. C'est une publication Facebook de la jeune femme, montrant des photos d'un tabouret et de couverts volés dans le célèbre restaurant, qui a alerté les gendarmes d'Indre-et-Loire.

Ces derniers avaient prévenu la police judiciaire de Paris en charge de l'enquête. Jeudi, la PJ avait pris la route en direction de Montlouis-sur-Loire près de Tours, où vit la jeune femme. Au domicile de l'aide-soignante de 30 ans, les enquêteurs avaient retrouvé les objets en question. La trentenaire avait été interpellée avec son conjoint de 43 ans qui avait lui aussi reconnu avoir participé à la manifestation.

Le Fouquet's fermé plusieurs mois

La direction du restaurant le Fouquet's a annoncé vendredi qu'il restera fermé "pour une période estimée à ce stade à plusieurs mois". Samedi dernier, la mobilisation des "gilets jaunes" avait été marquée par un fort regain de violences avec 91 commerces qui ont subi de lourdes dégradations, selon le bilan de la Chambre de commerce et d'industrie de Paris, dont des cafés-restaurants et des kiosques à journaux. Après ces violences, l'exécutif a interdit toute manifestation samedi 23 mars sur les Champs-Elysées.