"Gilets jaunes" : ceux qui poursuivent le mouvement

Le gouvernement confirme, lundi 17 décembre, que les tarifs réglementés du gaz n'augmenteront pas d'ici à juin 2019. Néanmoins, sur le terrain, les "gilets jaunes" restent mobilisés en cette cinquième semaine de mobilisation.

France 2

Le gouvernement leur demande de quitter les ronds-points. Cela ne change rien à la détermination de ces "gilets jaunes" près d'Auxerre, dans l'Yonne. "On interviendra ailleurs, tant pis. Ils ne pourront pas nous mettre tous en prison, il y a trop de monde maintenant", explique un manifestant. "On a déjà des actions de prévues autres que de filtrer ou faire des blocages sur le rond-point", complète un autre "gilet jaune". Ceux qui continuent les blocages veulent obtenir complète satisfaction.

"Si on arrête maintenant, c'est foutu"

À Rennes (Ille-et-Vilaine), certains "gilets jaunes" disent ne pas avoir été entendus par Emmanuel Macron. "Ça ne suffit pas ce qu'il nous donne, 100 euros brut sur du smic", déplore un "gilet jaune". "Si on arrête maintenant, c'est foutu parce que pour remettre un truc comme ça en route, ça ne repartira jamais. Il faut qu'on obtienne quelque chose", ajoute un autre manifestant. Une de leurs revendications, le référendum d'initiative citoyenne, fera l'objet d'un débat promis par Édouard Philippe. 

Le JT
Les autres sujets du JT
A Bordeaux, une manifestante arbore ici un gilet jaune avec un autocollant représentant une plaque d’immatriculation. \"Coup de pompe 17 novembre 2018\", peut-on y lire. 
A Bordeaux, une manifestante arbore ici un gilet jaune avec un autocollant représentant une plaque d’immatriculation. "Coup de pompe 17 novembre 2018", peut-on y lire.  (GEORGES GOBET / AFP)