Emmanuel Macron : son message aux "gilets jaunes"

Maintenir le cap de la transition écologique tout en se montrant attentif au pouvoir d'achat des Français, l'exercice d'Emmanuel Macron était périlleux, mardi 27 novembre.

France 3

Après deux semaines de fermeté, Emmanuel Macron change de ton. Il dit comprendre la colère et le répète tout au long de son discours, mardi 27 novembre. "J'entends la grogne", "j'entends la colère", ou encore "ils disent que ce sont au fond toujours les mêmes qui font les efforts, ils ont raison", martèle-t-il. Le chef de l'État reconnait un manque de pédagogie sur les réformes engagées et, chose rare, il se place au même niveau des Français. "Les gens disent leur souffrance, on leur répond : "chèque énergie", mais le chèque énergie ils ne savent pas ce que c'est. Concrètement, moi non plus", a-t-il aussi déclaré.

Une modulation des taxes sur le carburant

Un changement de ton qui n'est pas un changement de cap. La hausse des taxes sera maintenue. Mais pas question non plus de passer en force. Emmanuel Macron va lancer une concertation pendant trois mois, pour trouver des consensus sur la transition écologique. Avant même le début de cette concertation, il annonce une modulation des taxes sur le carburant, en fonction des cours du pétrole.

François de Rugy est assis à la gauche d\'Emmanuel Macron, le 27 novembre 2018, lors du Conseil des ministres à l\'Elysée, à Paris.
François de Rugy est assis à la gauche d'Emmanuel Macron, le 27 novembre 2018, lors du Conseil des ministres à l'Elysée, à Paris. (IAN LANGSDON / AFP)