DIRECT. Proposition de "loi anti-casseurs" : 50 députés LREM se sont abstenus lors du vote sur ce texte controversé

Les députés sont appelés à voter cette proposition de loi qui ne fait pas l'unanimité y compris au sein de la majorité. 

Un débat à l\'Assemblée nationale le 31 juillet 2018.
Un débat à l'Assemblée nationale le 31 juillet 2018. (GERARD JULIEN / AFP)
Ce qu'il faut savoir

Une loi qui divise. Cinquante députés LREM se sont abstenus lors du vote sur la proposition de "loi anti-casseurs" à l'Assemblée nationale, mardi 5 février. Au sein du groupe En marche, 241 députés ont voté pour et deux se sont abstenus.

Divisions au sein de la majorité. Dans le détail, 241 députés LREM sur 307 élus ont voté pour le texte et 2 n'ont pas voté. Sur 104 députés LR, 97 ont voté pour, 2 contre et 4 se sont abstenus. La totalité des membres des groupes socialistes et apparentés et La France insoumise ont voté contre.

>> "Loi anti-casseurs" : ce que contient le texte et pourquoi il divise

 "Irrémédiable attachement à l'Etat de droit". Dans un communiqué, les députés LREM n'ayant pas voté le texte se disent opposés à ce que les préfets puissent "prendre des mesures restrictives" sur la "suspicion de faits" et rappellent leur attachement à la séparation des pouvoirs.

Une proposition venue du Sénat. La proposition de loi émane du Sénat. Mais la version finale du texte, déjà largement remanié par rapport à celui voté en octobre à l'Assemblée, ne sera pas connue avant plusieurs mois. Le texte sera examiné au Sénat en deuxième lecture le 12 mars.

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #GILETS_JAUNES

22h52 : "Je suis sortie, j'ai tenté de discuter avec eux mais le dialogue était totalement impossible parce que c'était plus des vociférations et des cris qu'une volonté de parler. Nous avons eu un pneu crevé, la voiture rayée. Une voiture qui m'accompagnait a eu deux pneus crevés."


Alors qu'elle était en déplacement, la préfète de l'Ardèche, Françoise Souliman, a été prise à partie à Aubenas par des manifestants, dont des "gilets jaunes", rapporte France Bleu Drôme Ardèche.

La voiture de la préfète a été taguée et rayée.


(France Bleu Drôme Ardèche / Caroline)

20h50 : "Ce texte ne convient pas du tout à nos valeurs."

La députée LREM du Bas-Rhin Martine Wonner explique à franceinfo pourquoi elle juge la loi "anti-casseurs" liberticide et pourquoi elle s'est abstenue de voter tout à l'heure à l'Assemblée.

19h43 : C'est une première. Luigi Di Maio, vice-Premier ministre italien et chef de file du Mouvement 5 étoiles, a rencontré des responsables des "gilets jaunes", à l'hôtel de France de Montargis (Loiret). On vous résume cette rencontre.

Le vice-Premier ministre italien Luigi Di Maio (portant une cravate rouge) lors de sa rencontre avec des \"gilets jaunes\", mardi 5 février 2019, à Montargis (Loiret).


(LUIGI DI MAIO / INSTAGRAM)

19h01 : "Justice partout, police nulle part" : des "gilets jaunes" sont réunis en bas de l'immeuble où se trouve la rédaction de Mediapart, à Paris, indique sur Twitter un de leurs journalistes. Ils scandent des slogans sur Alexandre Benalla et Emmanuel Macron. Certains brandissent des fumigènes.

18h41 : Les députés ont adopté la très controversée proposition de loi "anti-casseurs" par 387 voix "pour", 92 voix "contre", et 74 abstentions. Comment a voté le député de votre circonscription ? Utilisez notre moteur de recherche pour le découvrir.

17h18 : Bonjour @anonyme. L'Assemblée nationale vient de mettre en ligne le détail des votes sur la proposition de loi "anti-casseurs". On y apprend notamment que 50 députés LREM se sont abstenus, et qu'aucun n'a voté contre.

17h18 : Où peut-on voir le vote de notre député ? L'information n'est pas facile à trouver sur le site de l'AN pour un néophyte comme moi...

17h13 : Luigi Di Maio, vice-Premier ministre italien et chef de file du Mouvement 5 étoiles annonce sur Twitter avoir rencontré en France des responsables des "gilets jaunes", parmi lesquels "Christophe Chalençon et les candidats aux élections européennes de la liste RIC d'Ingrid Levasseur".

17h10 : Dans la foulée du vote, les députés de la majorité qui se sont abstenus expliquent dans un communiqué ne pas avoir voté le texte car ils et elles sont "opposé.e.s à l'idée que les préfets puissent, de manière différenciée sur leurs territoires, prendre des mesures restrictives interdisant, sur la suspicion de faits qui pourraient y être commis, l'accès à une manifestation à une personne".

17h02 : L'Assemblée nationale adopte la proposition de loi "anti-casseurs" par 387 voix contre 92

17h02 : "Vous continuez à nous dire que pour défendre le droit de manifester, il faudrait le restreindre. (...) Nous n'acceptons pas cette logique, son caractère pervers politiquement."

Invité à s'exprimer pour La France insoumise, Alexis Corbière annonce sans surprise que son groupe parlementaire votera contre la loi "anti-casseurs".

16h48 : "Nous sommes favorables à l'article 2, mais nous ne souhaitons pas laisser au pouvoir politique, en dehors de toute décision judiciaire, le droit d'empêcher des Français de manifester."

Du côté du MoDem, on est plus circonspect, comme l'indique à la tribune Laurence Vichnievsky.

16h44 : "Rien ne peut justifier le déferlement de violence particulièrement préoccupant qui gangrène chaque manifestation depuis plusieurs années."

Même son de cloche du côté des Républicains : le député Eric Ciotti annonce que son groupe "votera dans son immense majorité cette proposition de loi."

16h43 : "Ce texte équilibré qui préserve le droit de manifester est une garantie pour notre démocratie."

S'exprimant pour le groupe majoritaire, dont l'unité a été fissurée par ce texte, Jean-François Eliaou indique que le groupe LREM "votera donc cette proposition de loi utile et nécessaire, tant pour nos forces de l'ordre que pour nos concitoyens."

16h41 : Retour à l'Assemblée, où les députés des différents groupes partagent leurs points de vue à la tribune au sujet de la "loi anti-casseurs" qui doit bientôt être soumise au vote.

16h24 : L'examen de la "loi anti-casseurs" débute à l'Assemblée nationale. Vous pouvez suivre les débats en direct et en vidéo ici-même.

15h22 : Mise en difficulté par le mouvement des "gilets jaunes", La République en marche est également fissurée par la "loi anti-casseurs", dont nous vous parlions à la mi-journée. Le texte doit être voté à l'issue des questions au gouvernement. Vous pouvez suivre les débats en direct sur notre site.

14h42 : Plusieurs membres de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon en tête, sont présents cet après-midi pour le défilé parisien organisé par la CGT, où sont également présents certains "gilets jaunes".

12h44 : Mise en difficulté par le mouvement des "gilets jaunes", La République en marche est également fissurée par la "loi anti-casseurs". "Je m’abstiendrai sur la version actuelle", a annoncé Matthieu Orphelin, député LREM du Maine-et-Loire. Un autre membre de la majorité, Aurélien Taché, député LREM du Val-d'Oise, a aussi prévenu qu'il ne voterait pas le texte, soumis au vote solennel de l'Assemblée nationale aujourd'hui. Franceinfo répond à quatre questions sur ce texte.



(FRANCOIS GUILLOT / AFP)

12h14 : La scène, survenue samedi dernier en marge du rassemblement des "gilets jaunes" place de la République à Paris, a beaucoup fait parler sur les réseaux sociaux.Un échange tendu a opposé le responsable d'une boulangerie et un agent des forces de l'ordre. Franceinfo a retrouvé un témoin de la scène.




(LA FRANCE EN COLERE / FACEBOOK)

09h27 : Les "gilets jaunes" sont de retour sur des ronds-points dans le Gard, rapporte ce matin France Bleu Gard-Lozère. Des barrages sont installés sur le rond de la RN106 à Dions entre Nîmes et Alès, malgré l'arrêté d'interdiction de se rassembler ou de manifester pris hier soir par la préfecture du Gard. Une vingtaine de manifestants perturbent la circulation sans pour autant bloquer les automobilistes.