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Comptage des manifestants, caméras sur les policiers… Les nouveautés de la 11e journée de mobilisation des "gilets jaunes"

Pour contrer la séquence du grand débat ouverte par Emmanuel Macron, les "gilets jaunes" cherchent notamment à renouveler leurs actions.

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France Télévisions
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Des "gilets jaunes" manifestent à Paris, le 5 janvier 2019. (KARINE PIERRE / HANS LUCAS / AFP)

Plusieurs mobilisations sont prévues dans la capitale et en régions. Samedi 26 janvier, les "gilets jaunes" se réunissent de nouveau. Mais après dix week-ends de mobilisation, certains éléments vont évoluer. Equipement des policiers, système de comptage… Voici les quelques changements à prévoir.

Certains policiers seront équipés de caméras

Le secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Intérieur l'a rappelé vendredi. "Demain, nous expérimentons pour la première fois l'utilisation de lanceurs de balles de défense [LBD] couplés à des caméras-piétons", a confirmé Laurent Nunez. 

Les policiers porteurs d'un LBD, arme critiquée depuis le début de la mobilisation, ou leur binôme seront donc équipés d'une caméra pour "filmer la scène [du tir] le plus souvent possible". Le but : "contextualiser le moment de l'intervention, le moment où le tir va avoir lieu".

Un cabinet indépendant va compter les manifestants à Paris

Pour la toute première fois depuis le début du mouvement, "le collectif de médias a décidé de faire appel au cabinet Occurrence pour dénombrer les manifestants dans la capitale", indique Libération. Le cabinet a réalisé plusieurs comptages de manifestations traditionnelles pour un collectif de médias, dont franceinfo fait partie. Mais jusqu'à présent, la forme que prenaient les manifestations ne permettait pas au cabinet de compter correctement. "Nous avons besoin de nous positionner en avance et en hauteur avec des capteurs, ce qui sous-entend qu'il y a une déclaration de parcours déposée en préfecture", explique le patron du cabinet, Assaël Adary. Or, jusqu'à présent, peu de manifestations de "gilets jaunes" ont été déclarées et leur parcours n'a pas été forcément suivi. "Pour compter, nous comptons des cortèges", explique encore Assaël Adary, et "là, on n'a pas de cortège mais plutôt des personnes qui font des allées et venues, des petits pelotons".

Mais samedi 19 janvier, lors de la dernière mobilisation, "le cortège parisien a pour la première fois respecté, dans l’ensemble, les critères sus-cités, explique Libération. Dès lors, décision vient d’être prise par le collectif de médias de compter – si les conditions s’avèrent satisfaisantes – la prochaine mobilisation des 'gilets jaunes' dans la capitale."

Les manifestants veulent se mobiliser la nuit

Le nouvel acte pourrait également être marqué par la première "nuit jaune". L'idée a été relayée par Eric Drouet, l'une des figures de ce mouvement : "Il faut garder les manifestations déclarées, pour les personnes fragiles qui ont besoin d'être en sécurité, et avoir autre chose à côté", a-t-il expliqué. Cette "nuit jaune" ferait de la place de la République un "rond-point géant" jusqu'à la fin du grand débat, sur le modèle des rassemblements citoyens de Nuit debout en 2016.

Une "nuit jaune" est organisée place de la République à Paris, le 26 janvier 2019. (FACEBOOK)

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