Colère des policiers: Le gouvernement "prêt à régler les sujets qui n'ont pas été réglés depuis longtemps", assure Griveaux

Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement et député LREM de Paris, est l'invité des "4 Vérités" de France 2, jeudi 20 décembre.

Les policiers ont obtenu une revalorisation salariale de 120 à 150 euros net par mois et une prime de 300 euros. "Ils ont été mis à rude épreuve. Nous sommes prêts à régler les sujets qui n'ont pas été réglés depuis longtemps. Il faut savoir reconnaître quand il y a des revendications qui sont légitimes", assure Benjamin Griveaux sur le plateau des "4 Vérités" de France 2 jeudi 20 décembre. 

"Ce n'est pas que les gens au smic qui vont toucher 100 euros net de plus mais jusqu'à 1,3 smic", précise le député LREM de Paris à propos des mesures annoncées par Emmanuel Macron. Le gouvernement a annulé puis finalement confirmé les annonces faites au mois de novembre par le Premier ministre. "On a décidé de prendre la bonne décision en ne les annulant pas. Il n'y a pas de dysfonctionnement", affirme Benjamin Griveaux. "Il est normal que quand on utilise l'argent des Français on le fasse avec précaution et qu'on vérifie plutôt deux fois qu'une avant de faire des annonces", ajoute-t-il. 

"Élu, on a une responsabilité politique" 

"On a une responsabilité politique, on a été élu. Ensuite, il faut mettre en musique et c'est le rôle de l'administration", détaille le député. "Ce que je dis à nos directeurs d'administration aussi, c'est de sortir de leur bureau parisien et de profiter du grand débat qui va se tenir", assure le porte-parole du gouvernement. Sur le calendrier des réformes, "ce pays a trop attendu depuis trop longtemps. Si on ne réforme pas la fonction publique, si on ne travaille sur l’assurance chômage, on reporte les problèmes qu'on a aujourd'hui", conclut Benjamin Griveaux

Le JT
Les autres sujets du JT
Benjamin griveaux, le porte-parole du gouvernement, à la sortie du conseil des ministres, le 19 décembre 2018.
Benjamin griveaux, le porte-parole du gouvernement, à la sortie du conseil des ministres, le 19 décembre 2018. (LUDOVIC MARIN / AFP)