Affaire G. Legay : le procureur revient sur ses déclarations

Geneviève Legay avait été blessée le 23 mars dernier lors d'une manifestation interdite de "gilets jaunes". Le journal "Le Monde" révèle mardi 23 juillet que le procureur de Nice a cherché à protéger le président de la République en affirmant que la police n'était pas en cause, avant de se rétracter.

France 3

C'était le 23 mars dernier dans les rues de Nice (Alpes-Maritimes). Geneviève Legay en première ligne, drapeau à la main participe à une manifestation de "gilets jaunes" non autorisée. Quelques instants plus tard, ordre est donné aux forces de l'ordre de charger les manifestants. La militante de 73 ans s'effondre alors. Elle est grièvement blessée à la tête.

Simple cafouillage ou mensonge délibéré ?

La chute de Geneviève Legay a-t-elle été provoquée par les forces de l'ordre ? Pour couper court à la polémique, Emmanuel Macron s'était empressé de réagir : "Cette dame n'a pas été en contact avec les forces de l'ordre", avait affirmé le président de la République le 25 mars. Une version confirmée le jour même par le procureur de Nice, Jean-Michel Prêtre. Coup de théâtre, quatre jours plus tard, le magistrat revient sur ses déclarations suite à des révélations dans la presse. Et selon le journal "Le Monde", il aurait fait cela pour protéger le président de la République.

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Geneviève Legay lors d\'un rassemblement de \"gilets jaunes\" à Nice, le 23 mars 2019.
Geneviève Legay lors d'un rassemblement de "gilets jaunes" à Nice, le 23 mars 2019. (VALERY HACHE / AFP)