L'expérience promet d'être inoubliable : un survol du pôle Nord à bord d'un dirigeable aménagé en hôtel de luxe, avec vue panoramique sur la banquise dans un calme absolu. Mais cette croisière de rêve est virtuelle, et l'aéronef encore loin d'être opérationnel. Avant de faire voyager des passagers au long cours, le renouveau des dirigeables pourrait passer par le transport des marchandises.Pratique, mais pas par tous temps"On pourra faire du stationnaire, comme un hélicoptère, et charger et décharger verticalement. Les plus gros hélicos sont limités à dix tonnes, là on monte jusqu'à 60", explique Nicolas Weiss, architecte aéronautique pour Flyingwhales. Une grue volante qui pourrait être utile pour des zones difficiles d'accès. À bord, deux pilotes et un grutier. Sa longueur ? Deux Airbus A380. Mais il a une faiblesse : la météo. La pluie l'alourdit, le vent l'empêche d'être stationnaire. L'ambition est tout de même là pour redonner une seconde jeunesse à ces vieux ballons, et leur histoire faite de succès et d'accidents, comme l'iconique incendie de l'Hindenburg en 1936.