Tourisme: les recettes liées aux visiteurs étrangers ont chuté de près de 50% entre janvier et fin juillet en France

La chute attendue des dépenses touristiques cette année, visiteurs français et étrangers compris, est toutefois plus limitée que prévue. 

Des visiteurs au château de Vaux-le-Vicomte, à Maincy (Seine-et-Marne), le 13 septembre 2020. 
Des visiteurs au château de Vaux-le-Vicomte, à Maincy (Seine-et-Marne), le 13 septembre 2020.  (RICCARDO MILANI / HANS LUCAS / AFP)

Les recettes touristiques liées aux visiteurs étrangers en France ont chuté de 49,4% de janvier à fin juillet, du fait de l'épidémie de Covid-19. Mais la "fréquentation a été globalement meilleure qu'espéré" grâce à la mobilisation des Français, indique un bilan présenté en Conseil des ministres, mercredi 16 septembre. 

Selon les premières estimations de la Banque de France, ces recettes internationales se sont élevées "à 16,7 milliards d'euros, contre 33,1 milliards d'euros" sur la même période de sept mois l'an dernier, d'après le document présenté par le secrétaire d'Etat en charge du Tourisme, Jean-Baptiste Lemoyne. 

Ces chiffres font écho à ceux publiés la veille par l'Organisation mondiale du tourisme (OMT). Celle-ci fait état d'une perte de 460 milliards de dollars pour le secteur au premier semestre. Quant aux dépenses des Français à l'étranger, elles ont atteint 14,4 milliards d'euros entre janvier et fin juillet, contre 26,1 milliards l'an dernier – soit un recul de 44,7%, selon le bilan.

Une saison estivale "meilleure qu'espérée"

En France, la chute attendue des dépenses touristiques cette année, Français et étrangers compris, est toutefois plus limitée. Elle est de l'ordre de 30% à 35%, avec des "pertes potentielles de recettes touristiques globales" estimées "entre 50 et 60 milliards d'euros", selon Atout France. 

"Le bilan de la saison touristique estivale 2020 fait apparaître que la fréquentation en France a été globalement meilleure qu'espérée au printemps dernier", souligne le document présenté en Conseil des ministres.

Les Français ayant "massivement séjourné en France" (94% de ceux qui partaient sont restés dans l'Hexagone), "la France a (...) mieux résisté que ses voisins, notamment l'Espagne et l'Italie", poursuit ce bilan. Ces pays ont enregistré en juillet des reculs respectifs de 75 % et de 66 % de la fréquentation internationale. En juillet en France, ce recul est de 41%. 

Le niveau d'activité touristique en juillet dans l'Hexagone "a augmenté tardivement mais sensiblement à partir du 20 juillet, pour atteindre des taux d'occupation corrects au cours des deux premières semaines d'août dans les hébergements collectifs marchands", relève encore le compte-rendu.