Maldives : des Français souhaitent investir dans un îlot, mais le paradis vire au cauchemar

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Maldives : des Français souhaitent investir dans un îlot, mais le paradis vire au cauchemar
Article rédigé par
E. Pelletier, Y. Moine, A. Zouioueche, C. Meral, A. Fischer, S. Giaume, N. Lachaud, C. Berbett, Images de drone : Xavier Levent - France 2
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Une cinquantaine de familles françaises avaient décidé, en 2018, d'investir dans un atoll des Maldives. L'objectif était notamment de préserver cette île du tourisme de masse. Mais l'affaire est vite devenue trouble. 

C'est l'histoire du coup de foudre qu'une cinquantaine de Français ont eu pour une île aux Maldives, Rihiveli. "Cette île est particulière, elle a une telle énergie et une telle beauté, qu'en fait quand on y va, on se sent un peu au paradis", affirme Katy Kalb, ex-directrice du site de Rihiveli. Mais cette histoire d'amour a tourné court. Les Français ont la sensation de s'être fait voler leur île. Tout commence en 2018 lorsqu'ils s'associent à un entrepreneur local. Ils investissent 42 000 euros chacun pour reprendre l'exploitation du petit complexe hôtelier, ainsi qu'un loyer annuel à verser au propriétaire. 

L'associé local soupçonné de malversations

Certains exercent une profession libérale, d'autres sont professeurs ou agriculteurs, comme Xavier Levent, passionné de plongée sous-marine. "Pour le prix d'une voiture, avoir des parts sur une île aux Maldives, c'est quand même pas si mal, et puis pouvoir en profiter aussi", confie l'agriculteur. Il y a trois ans, les Français se lançaient dans une gestion touristique et écologique des îlots. Mais rapidement, le rêve s'est effondré. Ils soupçonnent leur associé local de malversations. Ils ont porté plainte contre lui, mais la justice des Maldives leur a donné tort. Les Français ont ainsi perdu le droit d'exploiter les lieux, et sont sommés de quitter l'île. En cause, notamment, le non-paiement de loyers, comme le précise l'avocat de l'associé maldivien. Les Français reconnaissent ne pas avoir payé, car ils attendaient, disent-ils, le résultat des procédures judiciaires. 

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