La Fédération nationale de l’hôtellerie en plein air s'attend à "un été record" pour le camping en France, avec 21% de réservations en plus en 2022

Nicolas Dayot, président de la Fédération nationale de l’hôtellerie en plein air, se réjouit sur franceinfo de dépasser plus de 130 millions de nuitées globales pour 2022, du jamais vu dans l'histoire du camping, plébiscité avec la hausse des prix du carburant.

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Radio France
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Des touristes au camping Le Front de mer, à Argeles-sur-Mer, le 5 août 2020. (RAYMOND ROIG / AFP)

Nicolas Dayot président de la Fédération nationale de l’hôtellerie en plein air, a dit s'attendre, vendredi 1er juillet sur franceinfo, à "un été record" pour le camping en France qui dépasse un taux de fréquentation d'avant Covid-19 : "Nous sommes à 21% de réservations en plus en 2022" par rapport à la même époque l'an passé, a-t-il indiqué. Les Français continuent d'aimer les vacances en plein air, même si cette année ils partent moins loin en raison de la hausse des prix du carburant

franceinfo : Comment s'annonce l'été 2022 ?

Nicolas Dayot : Les choses s'annoncent plutôt très bien. Le nouvel Observatoire de l'hôtellerie de plein air nous indique qu'à date, par rapport au mois de juin 2021, nous sommes à 21% de réservations en plus en 2022, alors que 2021 était quasiment au niveau de 2019. Ce qui nous indique, selon toute vraisemblance, que nous devrions nous acheminer vers un été record et peut-être même dépassé les 130 millions de nuitées globales pour 2022, ce qu'on n'a jamais fait depuis l'histoire du camping. 

Combien de Français vont chaque année au camping ?

En année normale, on accueille environ 23 millions de personnes dans les campings français. On accueille deux tiers de Français et un tiers d'Européens dits "de proximité", principalement les Européens du Nord.  

Est-ce que tous les types de camping font le plein ?

On s'aperçoit qu'une partie des Français qui ont découvert le camping au cours du Covid continuent de le pratiquer a priori, ces néo-campeurs dont on avait tant parlé, même si une partie de ceux-là repartent à l'étranger. On voit d'ailleurs que les agences de voyages ont enregistré des augmentations importantes. Néanmoins, on s'aperçoit que tous les types de camping retrouvent leur niveau d'avant, que ce soit les campings 1 ou 2 étoiles ou les campings haut de gamme 3, 4, 5 étoiles. Dans toutes les régions, même les régions qui avaient beaucoup souffert pendant la crise du Covid : la Corse, le Grand Est et l'Île-de-France, retrouvent de bonnes couleurs et vont retrouver, elles aussi, leur niveau d'avant crise. En réalité, c'est un retour à la normale avec finalement des habitudes qui sont maintenues comme avant le Covid.

Les Français vont-ils moins loin pour limiter les dépenses de carburant ?

Le rapport qualité-prix est la première force du camping. Dans cette période inflationniste, c'est un sujet extrêmement important. Les Français vont aller encore plus près en camping que d'habitude pour limiter les dépenses de carburant. Mais également, ils sont très attirés par notre offre tout compris parce qu'une fois qu'on a payé son hébergement, on a accès à tous les services sans payer en plus. Et le fait que chaque hébergement ait une cuisine à l'intérieur, ça permet également de maîtriser le budget restauration.

Les prix du camping ont-ils augmenté ?

En réalité, pas vraiment. Dans la mesure où, comme on était très en avance sur les réservations cette année, avec notamment un premier trimestre qui a été beaucoup plus fort que d'habitude, avant que les poussées inflationnistes soient arrivées, les réservations étaient pour une grosse partie déjà faites, ce qui fait que nos clients ont profité des tarifs normaux habituels.

Rencontrez-vous des difficultés de recrutement de saisonniers pour faire fonctionner les campings ?

Il y a encore un mois, il nous manquait à peu près 10% de nos saisonniers, c'est-à-dire 4 000 saisonniers sur les 40 000 embauches chaque année. Ça s'est un peu amélioré depuis, mais pas au point de faire le plein. Les gestionnaires de camping vont devoir sans doute boucher les trous et travailler plus que d'habitude encore, de façon à assurer les prestations aux clients. Après, on a de l'agilité pour pouvoir toucher un peu aux horaires, modifier certains services de façon à satisfaire nos clients. Mais c'est vrai que les problématiques d'attractivité des métiers sont persistantes.

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