Selon le FMI, la France rattrapera le rythme de croissance allemand... en 2015

Le taux de croissance de la France devrait atteindre 1% en 2014 et 1,5% en 2015. Elle atteindrait alors la moyenne de la zone euro.

Christine Lagarde, directrice du FMI à Washington (Etats-Unis), le 2 avril 2014. 
Christine Lagarde, directrice du FMI à Washington (Etats-Unis), le 2 avril 2014.  (BRENDAN SMIALOWSKI / AFP)

Un peu d'optimisme pour l'économie française. Le Fonds monétaire international (FMI) a relevé, mardi 8 avril, sa prévision de croissance 2014 pour la France à 1%, contre 0,9% auparavant. Ces chiffres, s'ils se confirment, permettraient à la France de retrouver le même rythme d'activité que le reste de la zone euro, et une croissance proche de celle de l'Allemagne.

Dans son rapport de printemps sur l'économie mondiale, le Fonds a par ailleurs maintenu sa prévision de croissance française pour 2015, à 1,5%. Dans le détail, la croissance française, annoncée à 1%, devrait rester à la traîne cette année, puisque le FMI attend 1,7% en Allemagne et 1,2% dans la zone euro. Mais en 2015, la France retrouverait exactement le même taux de croissance que la zone euro (1,5%), et serait sur les talons de l'Allemagne (1,6%).

La croissance mondiale menacée par l'Ukraine et les pays émergents 

En revanche, le FMI s'est montré moins optimiste pour l'économie mondiale qu'il y a trois mois. Il a abaissé ses prévisions de croissance sur fond de tensions en Ukraine et de panne de confiance dans certains pays émergents. Après avoir gagné 3% en 2013, le produit intérieur brut du globe devrait progresser de 3,6% en 2014 et de 3,9% en 2015, marquant un léger repli de 0,1 point par rapport aux prévisions de janvier, selon les nouvelles projections du FMI.

Epicentre de la crise de la dette publique en 2010-2011, la zone euro suscite, elle aussi, moins d'inquiétudes et voit même ses prévisions relevées de 0,1 point en 2014 (1,2%) et 2015 (1,5%).

Pour le reste, le Fonds salue la performance des Etats-Unis, avec 2,8% de croissance attendu cette année. Ce bon chiffre fournit "une impulsion majeure" à l'économie mondiale après avoir fait trembler la planète à la fin 2013 en raison de la paralysie budgétaire et des risques de défaut de paiement.