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SFR : le plan de suppressions d'emplois inquiète les sous-traitants

Les sous-traitants sont la face cachée du plan de suppressions d’emplois chez SFR. Aux 5 000 annoncés, il faut rajouter les 3 000 emplois fragilisés chez ses partenaires.

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Téléperformance, un centre d'appels, s'inquiète des effets du plan de SFR, en tant que sous-traitant de l'opérateur (illustration) (THIERRY BORDAS / MAXPPP)

Les déclarations ce mardi du PDG de SFR-Numéricable sur l'absence de licenciements secs dans l'entreprise entre 2014 et 2019 n'ont pas rassuré les salariés des sous-traitants du groupe. Parmi eux, Téléperformance à Blagnac, près de Toulouse, où les syndicats se sont mobilisés mardi après-midi par solidarité avec les employés de SFR, mais aussi pour qu’on le oublie pas.

La crainte d'un effet domino

Fouad, syndicaliste Sud-solidaires chez Téléperformance estime que son entreprise, un centre d'appels, est aussi "sur la sellette" en affirmant que "le contrat sera dénoncé à partir de janvier par SFR". "On considère donc que le compte à rebours est lancé et que des emplois seront supprimés, puisque 200 salariés, à Blagnac, travaillent pour SFR", conclut-il.

Le contrat SFR pèse 40% du chiffre d’affaires de Téléperformance dont les effectifs en France ne cessent de baisser. Samira Alaoui, déléguée CGT, dans l'entreprise de Blagnac déclare que Téléperformance "essaye d’être rassurante en disant qu’elle n’a pas reçu le courrier dénonçant le contrat". "Sauf que l’on a vu une baisse drastique de nos effectifs", ajoute-t-elle.

En 2009, on était plus de 9.000 salariés. En 2016, on est moins de 3.000 salariés. Les seuls emplois créés sont des emplois précaires.

Samira Alaoui, déléguée CGT

L'inquiétude, selon des salariés de Téléperformance, est aussi renforcée par des embauches hors de France, au Liban en Tunisie, au Maroc et Madagascar, pour des raisons économiques.

Inquiétude chez les salariés de Téléperformance à Blagnac : un reportage de Frédéric Bourgade
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