Deux ONG déposent un recours en justice contre l'arrivée de la 5G en France

Les ONG s'inquiètent des potentiels impacts sanitaires ou environnementaux de cette techologie.

L\'arrivée de la 5G à Monaco est annoncée, le 9 juillet 2019.
L'arrivée de la 5G à Monaco est annoncée, le 9 juillet 2019. (VALERY HACHE / AFP)

La 5G comporte-t-elle des risques ? Deux ONG ont annoncé vendredi 24 janvier un recours en justice contre l'appel à candidatures lancé en décembre pour l'attribution des fréquences 5G. Agir pour l'environnement et Priartem-Electrosensibles de France ont mis en ligne une pétition contre le déploiement de cette technologie.

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La 5G entend transmettre beaucoup plus rapidement de très grandes quantités de données et développer des technologies futuristes, voiture autonome, comme la chirurgie à distance ou les objets connectés... Elle suscite toutefois de nombreuses inquiétudes liées à son potentiel impact sanitaire ou environnemental.

Hausse de la consommation d'électricité

L'Autorité de régulation des télécoms (Arcep) a lancé fin décembre la procédure d'attribution des fréquences radio comprises entre 3,4 GHz et 3,8 GHz. Les conditions d'attribution ont été précisées dans un arrêté publié au Journal officiel du 31 décembre.

On inverse les choses : on prend la décision et on réfléchit après. (...) On ne dispose quasiment d'aucun élément sur les évaluations sanitaires et environnementale.Stephen Kerckhovedélégué général d'Agir pour l'environnement

Les ONG mettent également en avant d'autres impacts sociétaux. "La 5G, c'est l'hyperconnectivité de tout et de tous, c'est une bascule de la société. Et l'Homme dans tout ça ?", s'interroge de son côté Sophie Pelletier, présidente de Priartem.

La pétition, intitulée "Stop à la 5G", met également en avant la hausse de la consommation énergétique attendue. Avec la 5G, "la consommation d'énergie des opérateurs mobiles serait multipliée par 2,5 à 3 dans les cinq ans à venir", ce qui représenterait "une augmentation de 2% de la consommation d'électricité du pays", avaient estimé dans une tribune publiée dans Le Monde le think tank The ShiftProject.