Seine-et-Marne : nouvelle grève à la raffinerie Total de Grandpuits

Total a annoncé, fin septembre, un projet de transformation de la raffinerie en une plateforme "zéro pétrole". Une première grève avait eu lieu au début du mois d'octobre.

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Des salariés de Total opposés à la stratégie de l'entreprise, dans la raffinerie de Grandpuits (Seine-et-Marne), le 6 octobre 2020. (JACOPO LANDI / NURPHOTO / AFP)

Ils sont contre la reconversion. Les salariés de la raffinerie de Grandpuits (Seine-et-Marne), que Total a décidé de reconvertir, ont voté mercredi 28 octobre une nouvelle grève et l'arrêt des expéditions de carburant pendant quarante-huit heures, a-t-on appris auprès de la CGT.

"Pas une goutte de carburant ne sortira entre jeudi 6 heures et samedi 6 heures", "nous réclamons des discussions sur l'emploi dans le cadre du PSE" (plan de sauvegarde de l'emploi), a déclaré Adrien Cornet, délégué CGT (majoritaire). "Suite à l'appel à la grève de 48 heures, votée par la CGT FO et la CFDT, a indiqué Total mercredi soir, les expéditions de produits de la raffinerie de Grandpuits pourraient être perturbées, mais Total continuera à assurer les approvisionnements de son réseau de stations-service et de ses clients."

Les expéditions de carburant avaient déjà été bloquées le 13 octobre par un arrêt de travail mené par une intersyndicale.

Total a annoncé en septembre que le raffinage à Grandpuits cesserait "fin 2023". Il doit laisser place à un projet de reconversion centré sur la production de biocarburants et de bioplastiques, et à l'exploitation de deux centrales solaires photovoltaïques, selon le géant pétrolier.

Près de la moitié des postes supprimés 

D'un budget de 500 millions d'euros, ce redéploiement n'entraînera aucun licenciement mais des départs à la retraite anticipée et des mobilités internes vers d'autres sites, avait affirmé Total.

Le groupe avait assuré que 250 postes sur les 400 que compte aujourd'hui la plateforme de Grandpuits et le dépôt associé de Gargenville (Yvelines) seraient maintenus. Un scénario auquel ne croient pas les syndicats, qui craignent la suppression de "700 emplois direct et indirects" et réclament "des réunions pour pouvoir discuter de l'emploi""Total refuse de discuter ce chiffre de 250 postes, mais cela ne suffira pas, il y aura des trous énormes dans l'organigramme, qui ne permettront pas d'assurer la sécurité et la maintenance" du site, estime Adrien Cornet.

Une nouvelle assemblée générale doit se tenir mardi 3 novembre pour décider de la suite à donner au mouvement, a indiqué la CGT.

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