Radicalisés en prison : la sécurité en question

La prison de Condé-sur-Sarthe (Orne) est considérée comme sensible et de haute sécurité. Pourtant, deux surveillants y ont été poignardés mardi 5 mars.

FRANCE 2

À la suite de l'attaque à la prison de Condé-sur-Sarthe (Orne) mardi 5 mars, plusieurs syndicats de surveillants pénitentiaires ont appelé à un blocage des prisons mercredi, ils réclament une meilleure sécurité pour les gardiens. À Condé-sur-Sarthe, les détenus sont parmi les plus violents, dont des radicalisés, avec une sécurité censée être très élevée. À commencer par les murs extérieurs, plus hauts de trois mètres par rapport aux autres prisons. Ouvert en 2013, cela reste un centre de détention à risques.

Youssouf Fofana y est incarcéré

Les gardiens sont ainsi confrontés à des détenus très violents, de sorte qu'une tenue de 10 kg est nécessaire pour aller servir, à plusieurs, les repas aux condamnés. Sur les images, l'homme qui sort chercher son repas est Youssouf Fofana, du Gang des barbares. Depuis septembre 2018, un quartier y est réservé aux détenus radicalisés ou condamnés pour terrorisme. "On ne peut pas baisser notre garde", prévenait en 2016 le directeur Jean-Paul Chapu.

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L\'entrée du centre pénitentiaire de Béziers (Hérault), le 17 novembre 2009.
L'entrée du centre pénitentiaire de Béziers (Hérault), le 17 novembre 2009. (PASCAL GUYOT / AFP)