Précarité étudiante : une intersyndicale appelle à une mobilisation le 26 novembre

Dans un communiqué commun la Fage, l'Unef, la FSE, Solidaires étudiant.e.s, et l'Alternative demandent "un plan d'urgence" pour les étudiants. 

Une banderole \"la précarité tue\" déployée devant le Crous de Paris, le 12 novembre 2019.
Une banderole "la précarité tue" déployée devant le Crous de Paris, le 12 novembre 2019. (MAXPPP)

Une intersyndicale réunissant les organisations étudiantes a appelé mercredi 20 novembre à une mobilisation le 26 novembre pour demander "un plan d'urgence" et "une politique structurelle de résorption de la précarité étudiante", deux semaines après l'immolation d'un étudiant à Lyon.

Plusieurs incidents ont éclaté depuis qu'Anas K., un étudiant de 22 ans, s'est immolé par le feu devant le siège du Crous à Lyon, après avoir écrit une lettre évoquant ses difficultés financières et dénonçant la précarité dans laquelle sont plongés nombre d'étudiants.

Ces organisations appellent "à multiplier les actions sur le terrain"

"Il nous semble que le gouvernement ne semble pas prendre conscience de la gravité structurelle de la situation qui a amené au drame du 8 novembre", écrivent dans un communiqué commun la Fage, l'Unef, la FSE, Solidaires étudiant.e.s, et l'Alternative. Ces organisations appellent ainsi, "d'ici le 5 décembre, à accentuer la pression sur le gouvernement afin qu'il mette en oeuvre d'une part un plan d'urgence, d'autre part une politique structurelle de résorption de la précarité étudiante, afin que l'Etat assure des conditions matérielles de vie dignes à tout.te.s les étudiante.s".

Elles appellent "à multiplier les actions sur le terrain, notamment lors d'une journée nationale d'actions et de mobilisation le 26 novembre", ont-elles annoncé.

Les cinq organisations demandent notamment "au minimum, une augmentation importante d'au moins 20% des bourses étudiantes, l'augmentation du nombre de logements en cité universitaire" ou encore "dès aujourd'hui le gel puis la baisse des loyers en cité universitaire (...)".

Pour faire face à la précarité étudiante, la ministre de l'Enseignement supérieur Frédérique Vidal a annoncé mardi la création d'un numéro d'appel qui favoriserait l'accès aux aides d'urgence. Elle a rappelé que les bourses avaient été déjà revalorisées de 46 millions d'euros à la rentrée.