Manifestation du 1er-Mai : une enquête ouverte sur les violences contre la CGT à Paris

Le syndicat a déploré dans un communiqué des violences lors de la manifestation du 1er-Mai à Paris.

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Radio France
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Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour "violences volontaires en réunion" commises contre la CGT lors de la manifestation du 1er-Mai à Paris, a appris franceinfo par le parquet de Paris dimanche 2 mai. Le parquet a également ouvert une enquête pour "dégradations en réunion".

En marge de cette manifestation à Paris, la CGT a déploré dans un communiqué 21 blessés dont "quatre graves", après qu'"un important groupe d’individus, dont certains se revendiquant des Gilets jaunes, ont fait usage d’une extrême violence".

Des élèments de contexte donnés par la préfecture

Dans un communiqué la préfecture de police de Paris a donné dimanche des "éléments de contexte" lors de la dispersion de la manifestation parisienne. La dispersion était "prévue à hauteur de la place de la Nation et les véhicules syndicaux devaient emprunter l’avenue de Taillebourg, comme itinéraire de sortie, ainsi que cela avait été concerté entre les organisateurs et la préfecture de Police".

À des moments différents, huit véhicules syndicaux ont pu sortir en empruntant cet itinéraire pour s’extraire de la place, mais trois autres véhicules se sont engagés "sur la mauvaise sortie et se sont trouvés face au barre pont installé au droit du Cours de Vincennes. C’est à ce moment que ces trois véhicules syndicaux, en même temps que des membres du service d’ordre de la CGT, ont été la cible de nombreux jets de projectiles par une foule hostile. Des policiers des équipes de liaison et d’information (ELI) étaient également violemment pris à partie par les manifestants, l’un d’eux était alors blessé. Il était extrait par ses équipiers et transporté à l’hôpital par les pompiers", affirme la préfecture.

Un escadron de gendarmes mobiles est intervenu vers 18h15 "en faisant usage de lacrymogènes" mais "malgré une physionomie redevenue correcte et la possibilité de quitter les lieux en empruntant l’itinéraire pré-défini, les trois véhicules se maintenaient sur place, jusqu’à 19h15, heure à laquelle ils se sont engagés cours de Vincennes, lorsque le barre pont a été démonté par les forces de l’ordre", indique la préfecture. L'enquête ouverte par le parquet de Paris a été confiée à la sûreté territoriale.