Grève des enseignants : le SNES-FSU "demande un moratoire sur la réforme du lycée"

Plusieurs organisations d'enseignants appellent à la "grève massive", jeudi 24 janvier, pour protester notamment contre la réforme du bac et du lycée.

Des lycéens parisiens, lors de l\'épreuve de philosophie au baccalauréat 2017. Photo d\'illustration.
Des lycéens parisiens, lors de l'épreuve de philosophie au baccalauréat 2017. Photo d'illustration. (MARTIN BUREAU / AFP)

"Ce qu'on demande au ministre [de l'Éducation nationale], dans l'urgence, c'est un moratoire sur la réforme du lycée parce que les choses ne sont pas prêtes", assure jeudi 24 janvier, sur franceinfo, Valérie Sipahimalani, secrétaire générale adjointe du SNES-FSU (Syndicat national des enseignements de second degré).

Plusieurs organisations syndicales lycéennes et des personnels de l'éducation appellent à "une grève massive"  jeudi. La CGT Éduc’action, le SNES ou encore la FSU-Sud Éducation et les syndicats lycéens, l'UNL et la FIDL se mobilisent notamment pour le retrait de la réforme des lycées et celle du baccalauréat, ils réclament également l’abandon du projet de service national universel, l’arrêt des suppressions de postes et l’augmentation des salaires.

Comment voulez-vous qu'on explique à des élèves de seconde ce qu'ils vont faire l'an prochain quand on n'a pas les programmes ? On n'a même pas les épreuves du baccalauréatValérie Sipahimalanisur franceinfo

"Les parents n'ont pas compris comment allait fonctionner la réforme", poursuit la secrétaire générale adjointe. On n'est pas en mesure de présenter aux élèves ce qu'ils vont faire l'an prochain. On ne sait même pas comment on va les évaluer, parce que se met en place un baccalauréat en contrôle continu. Comment les élèves peuvent-ils se projeter dans l'avenir ?", questionne-t-elle.

"Il faut que les choses se calment, qu'on prenne le temps de réfléchir", estime Valérie Sipahimalani. Il faut qu'on soit sûrs de la suite pour nos lycéens et il faut qu'on puisse leur présenter les choses proprement. Il faut que le ministre arrête de nous dire 'Si vous n'êtes pas d'accord c'est que vous n'avez pas compris', parce que personne n'a compris. Donc si personne ne comprend, peut-être qu'il faut prendre le temps de ralentir et de voir comment on peut faire au mieux pour nos élèves et pour nous les professeurs. Si le ministre veut qu'on mette en place à la fois une nouvelle seconde et une nouvelle première l'an prochain c'est un travail énorme et on n'est pas dans les délais pour le faire de manière convenable", conclut-elle.