La journée de mobilisation rassemble 21 500 manifestants à Paris, selon notre comptage indépendant

Sur l'ensemble de la France, le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez a avancé le chiffre de 300 000 manifestants.

Le carré de tête de la manifestation organisée par les syndicats, le 9 octobre 2018 à Paris.
Le carré de tête de la manifestation organisée par les syndicats, le 9 octobre 2018 à Paris. (THOMAS SAMSON / AFP)
Ce qu'il faut savoir

Ils ont protesté contre la "destruction du modèle social" par le gouvernement. Lycéens, étudiants, salariés et retraités sont descendus dans la rue, mardi 9 octobre, pour la première grosse manifestation depuis la rentrée. A Paris, le cortège a rassemblé 21 500 personnes, selon notre comptage indépendant, obtenu à partir des données du cabinet Occurrence. De son côté, la police évoque 11 500 personnes et la CGT 50 000 manifestants. Sur l'ensemble de la France, le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez a avancé le chiffre de 300 000 manifestants, le ministère de l'Intérieur a de son côté compté 160 000 personnes.

Des échauffourées au sein du cortège parisien. Des échauffourées se sont produites place Denfert Rochereau. La préfecture de police de Paris indique que 200 à 300 individus cagoulés et "violents" s'est rapidement formé en tête de cortège. Les forces de l'ordre ont lancé des grenades lacrymogènes. Le cortège a été momentanément bloqué – certains manifestants faisant même demi-tour – avant de repartir dans le calme. Cinq personnes ont été interpellées, selon la préfecture. Un manifestant et un policier ont été blessés.

Les leaders syndicaux regroupés dans le carré de tête. Le cortège est parti de Montparnasse vers 14 heures, en direction porte d'Italie. Dans le carré de tête, les leaders syndicaux portaient une pancarte sur laquelle était inscrit "Mobilisés pour un libre accès à l'éducation, l'emploi, les services publics, la retraite par répartition". Au total, près d'une centaine de manifestations étaient prévues en France, dès le matin, notamment à Lyon, Nice, Marseille, Tours, Rennes ou Bayonne.

Pas de perturbations dans les transports. Contrairement aux fois précédentes, il ne devrait pas y avoir de perturbations dans les transports en commun, la direction de la SNCF tablant sur un impact "quasi nul", quand la RATP prévoit un trafic "normal".

La faculté de Tolbiac temporairement bloquée. Lieu emblématique de la mobilisation contre la loi sur les nouvelles modalités d'entrée à la fac au printemps dernier, la faculté de Tolbiac a été bloquée de 7h30 à 10 heures. Pendant ce blocage, une étudiante a été blessée et "a été évacuée par les pompiers. Elle est maintenant sortie de l'hôpital", a indiqué Paris-1 en milieu de matinée.

Des syndicats divisés. La FSU, traditionnelle alliée de la CGT, n'appelle pas à manifester, pas plus que la CFDT, la CFE-CGC ou la CFTC. Cette division s'explique notamment par les élections professionnelles de la fin de l'année dans la fonction publique, où la CFDT espère ravir la première place à la CGT.

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #GREVE

10h29 : Les manifestations ont débuté dans plusieurs villes françaises, dans le cadre de la journée de mobilisation interprofessionnelle lancée par la CGT, FO, Solidaires, l'Unef, la Fidl et l'UNL. C'est à La Réunion que l'on a été le plus matinal.

10h17 : Une centaine de personnes a tenté de bloquer l'accès à un campus de l'université Rennes 2, ce matin, selon 20 Minutes. L'action, votée la semaine dernière en assemblée générale, a été empêchée par l'intervention des forces de l'ordre.

09h50 : Sur Europe 1, le secrétaire général de Force ouvrière, Pascal Pavageau, critique la "vision" politique d'Emmanuel Macron. "C'est une vision d'individualisation, du chacun pour soi, sans les valeurs républicaines, déplore-t-il. Je ne parle pas de l'individu, je parle de la vision."

08h03 : Au micro de franceinfo, la secrétaire générale de la Fédération syndicale unitaire (FSU), Bernadette Groison, qualifie cette journée de mobilisation de "mise en garde contre la politique économique et sociale que mène Emmanuel Macron". Elle évoque de "fortes inquiétudes" concernant la future réforme des retraites.

07h53 : @Tropico : Un cortège est bien prévu à Grenoble, comme l'a précisé la police de l'Isère sur Twitter. Des manifestations sont également organisées à Marseille (10h30), Lyon (11 heures), Rennes (11 heures), Bordeaux (11h30), Paris (14 heures), Strasbourg (14 heures) ou encore Lille (14h30).

07h55 : Est-ce qu'une manifestation est prévue à Grenoble ?

07h45 : "Il faut que le mécontentement qui s'exprime dans les sondages s'exprime aussi dans des manifestations."


Invité des "4 Vérités", sur France 2, le patron de la CGT défend l'utilité des journées de mobilisation interprofessionnelle, même s'il reconnaît que "le monde du travail a changé" et que les syndicats doivent renforcer leur présence dans les entreprises.

07h38 : Alors qu'une nouvelle journée interprofessionnelle est lancée par plusieurs syndicats, dont la CGT et FO, l'historien du syndicalisme Stéphane Sirot juge ce mode de mobilisation dépassé. "Les journées d'action ponctuelles sont typiques de l'époque des années 1950, 1960, 1970, nous dit-il. Elles ont un effet extrêmement réduit voire quasi nul."