Délocalisation : Engie traînée en justice par ses salariés

Le groupe rendait des comptes devant le Tribunal de Grande Instance de Nanterre (Hauts-de-Seine), ce mercredi 22 novembre. Les salariés accusent l'entreprise d'avoir délocalisé, en toute discrétion, quelque 1 200 emplois en un an.

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Ils se sont réunis pour garder leurs emplois en France. Ces salariés d'Engie accusent leur direction d'avoir délocalisé en un an, sans le dire, 1 200 emplois de son service client, tous des sous-traitants du fournisseur d'énergie. "C'est démoralisant", "salariés Kleenex"... Nombreux sont les salariés à exprimer leur amertume. Tout a commencé en 2016, lorsque le groupe mène une expérimentation sur ses centres d'appel. Il décide de ne plus travailler avec ces sous-traitants français, mais avec des étrangers : 12 sites installés au Portugal, au Maroc ou encore à l'île Maurice, car la main d'oeuvre y est bien moins chère.

Que fait l'État ?

"Cette démarche vise à répondre à la nécessité de l'entreprise de réduire ses coûts, le tout en préservant la qualité de la relation client", a fait savoir Engie dans un communiqué. Pour les syndicats, l'État doit protéger les emplois en France. "L'État est actionnaire majoritaire du groupe", rappelle Gildas Gouvazé, délégué syndical FO. "C'est un acteur principal et c'est à lui aussi de prendre ses responsabilités". L'État a fait savoir qu'aucun des salariés d'Engie ne sera licencié, car les activités touchées concernent des sous-traitants.

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