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Suppression de 11.600 postes chez Siemens

Le groupe allemand se réorganise ce qui va entraîner de nouvelles suppressions de postes. Pour le moment, il n'y a pas d'informations sur la répartition géographique et les secteurs concernés par ces suppressions.
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Radio France
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  (L'annonce de ces suppressions de postes n'est pas bien venue à quelques jours du dépôt d'une offre pour le rachat d'Alstom © maxppp)

 

Le conglomérat allemand Siemens va subir un nouveau plan de réorganisation qui se traduira par la suppression de presque 12.000 postes. Si le groupe industriel a admis que ces suppressions auraient bien lieu, la direction a aussi précisé que cela ne se traduirait pas par des licenciements.

Les salariés se verraient proposer des postes ailleurs, dans "des secteurs qui seront renforcés "  a précisé la direction sans donner de chiffres. Par ailleurs, Siemens ne donne ni la répartition géographique, ni les secteurs concernés par ces suppressions.

La peur des salariés allemands

Le syndicat IG Metall s'est déclaré "irrité" par cette annonce : "Nous ne connaissions pas ce chiffre. Siemens n'a pas encore cherché à en parler avec nous ". Depuis le 7 mai, date de l'annonce du plan de réorganisation, les salariés sont inquiets et ont d'ailleurs organisé des manifestations pour demander à ce que le plan stratégique ne se fasse pas au détriment des salariés et des sites allemands. Ce plan de réorganisation prévoit de passer de 16 à 9 divisions pour réduire ses coûts d'un milliard d'ici 2016.

Au même moment, le groupe a assuré vouloir mettre un coup d'accélérateur dans le domaine de l'énergie avec notamment une proposition de rachat du pôle énergie du français Alstom. Sur ce dossier, Siemens est en concurrence avec l'américain General Electric. Les allemands doivent faire une proposition d'ici quelques jours. Le groupe industriel allemand avait assuré au gouvernement français, inquiet des risques de licenciements, qui n'y aurait pas de restructuration à Alstom en cas de rachat. Cette annonce de la suppression de 12.000 postes a de quoi inquiéter les salariés des deux côtés de la frontière.

 

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