Sports d'hiver : les moniteurs de ski sont désœuvrés

Le gouvernement a annoncé, mercredi 6 janvier, que les remontées mécaniques n'allaient pas rouvrir cette semaine. Un nouveau coup dur pour les stations, et notamment pour les moniteurs de ski.

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Avec des remontées mécaniques à l'arrêt et aucun skieur à l'horizon, il n'y a qu'en bas des pistes que les moniteurs peuvent encore exercer. En Savoie, les cours pour enfants ou pour débutants sont une maigre consolation pour la profession dont l'activité a considérablement diminué à cause de l'épidémie de coronavirus. "Là, on fait deux à trois heures par jour. C'est frustrant et c'est également compliqué financièrement", confie Marion Pelissier, monitrice de ski.

Importante perte de revenus

Il n'y a donc pas assez de travail pour tout le monde : dans une station savoyarde, sur les 70 moniteurs de l'école de ski, seule une dizaine ont du travail. Les professionnels du secteur sont unanimes : il ne faut pas que cette situation perdure. "Un moniteur de ski peut imaginer toucher 2 500 euros par semaine en brut, donc on peut imaginer à peu près 90% en moins en ce moment", confie Christophe Vannobel, moniteur de ski.

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Des remontées mécaniques fermées, le 26 décembre 2020 à La Clusaz (Haute-Savoie).
Des remontées mécaniques fermées, le 26 décembre 2020 à La Clusaz (Haute-Savoie). (GIACOMO ITALIANO / HANS LUCAS / AFP)