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Sous la menace de l'agence Moody's, la France se dirige vers une nouvelle cure d'austérité pour préserver sa note.

Alors que la croissance 2012 se révèle plus faible que prévu, le ministre de l'Economie et des Finances François Baroin a assuré que Paris mettrait "tout en oeuvre" pour tenir ses objectifs de réduction des déficits et ne pas devenir le nouveau grand pays après les Etats-Unis à subir les foudres des agences d'évaluation.
Article rédigé par France2.fr avec agences
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François Baroin a reconnu une prévision budget 2012 "trop élevée". (ERIC PIERMONT / AFP)

Alors que la croissance 2012 se révèle plus faible que prévu, le ministre de l'Economie et des Finances François Baroin a assuré que Paris mettrait "tout en oeuvre" pour tenir ses objectifs de réduction des déficits et ne pas devenir le nouveau grand pays après les Etats-Unis à subir les foudres des agences d'évaluation.

L'agence Moody's Investors a annoncé hier qu'elle se donnait trois mois pour décider si la perspective "stable" de la France restait justifiée au vu de la dégradation de la situation économique.

Une révision de cette perspective à "négative" pourrait déboucher sur un abaissement de la note à "moyen terme". Or, le sacro-saint "triple A" permet à la France de financer sa dette au meilleur prix sur les marchés. Moody's a indiqué qu'elle prendrait en compte dans sa réflexion la capacité du gouvernement à tenir ses engagements budgétaires, mais aussi "tout nouveau développement négatif de l'économie ou des marchés financiers".

Bien qu'encore "très élevée", la solidité financière de la France "s'est affaiblie" car "la crise économique et financière dans le monde a conduit à une détérioration de ses ratios d'endettement, qui sont désormais parmi les plus faibles des pays notés Aaa", selon l'agence. Tout en assurant que le budget 2012, bâti sur l'hypothèse d'une croissance de 1,75% -supérieure aux prévisions du Fonds monétaire international (1,4%)- pouvait tenir la route avec 0,2 point de moins, le gouvernement se tient prêt à un nouveau plan d'austérité après celui dévoilé fin août.

François Baroin a reconnu le "risque" de ne pas atteindre l'objectif. "Nous nous adapterons, c'est indiscutable", a-t-il déclaré, reconnaissant que la prévision actuelle pour 2012 était "probablement trop élevée par rapport à l'évolution de l'activité économique".

"Tout sera mis oeuvre pour éviter le basculement dans une récession (...) Tout sera mis en oeuvre aussi pour répondre à nos objectifs de déficit et protéger notre pays d'une dégradation (de sa note)", a-t-il martelé.

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