Cet article date de plus d'onze ans.

SFR va aussi contester le prix de la 4e licence

Vivendi, maison-mère de SFR, a annoncé mardi qu'elle allait contester le prix de la 4e licence de téléphone mobile
Article rédigé par
France Télévisions
Publié
Temps de lecture : 1 min.
Vivendi, maison-mère de SFR, a annoncé mardi qu'elle allait contester le prix de la 4e licence de téléphone mobileVivendi, maison-mère de SFR, a annoncé mardi qu'elle allait contester le prix de la 4e licence de téléphone mobile

D'autres ont déjà protesté auprès de la Commission européenne le coût de cette licence pour la troisième génération de téléphones.

Le président du directoire de Vivendi, Jean-Bernard Lévy, a déclaré ne pas comprendre "pourquoi ces fréquences sont vendues à un 4e entrant moins cher que ce que nous les avions achetées il y a plusieurs années".

"C'est une façon de brader le patrimoine national un peu étonnante", a-t-il ajouté.

Dès la publication de l'appel à candidatures, le 1er août, France Télécom, qui commercialise ses services mobiles sous la marque Orange, avait annoncé son intention de saisir la CE. Bouygues Telecom de son côté à une éventuelle action.

"Nous réfléchissons à toutes les voies de recours sur le prix de la licence et les conditions", a déclaré mardi un porte-parole du troisième opérateur mobile français.

240.000 millions d'euros pour une "mini-licence"


Dans l'appel à candidatures, publié au Journal officiel, le prix est de 240 millions d'euros, comme recommandé par la Commission des participations et des transferts (CPT), chargée de conseiller l'Etat pour l'estimation de ses actifs. En février dernier, le gouvernement avait avancé une première estimation de 206 millions d'euros.

Orange et SFR avaient déboursé 619 millions d'euros pour une licence complète en 2001, tout comme Bouygues Telecom en 2002.

L'appel à candidatures porte sur une "mini-licence" de cinq mégahertz réservée à un nouvel entrant, plus cinq mégahertz rétrocédés par les opérateurs existants.

La date limite de dépôt des dossiers est le 29 octobre à midi. La licence sera attribuée dans les huit mois suivant cette date.

Unique candidat à un premier appel d'offres avorté en 2007, Iliad (maison mère du fournisseur d'accès à internet Free) fait figure de favori. "On est prêts", avait déjà déclaré début août Maxime Lombardini, le directeur général d'Iliad. L'opérateur mobile sans réseau (MVNO) Virgin Mobile a confirmé son intérêt au début de l'été. Le groupe Bolloré a également été cité. Deux autres blocs de cinq mégahertz, accessibles également à tous les opérateurs, seront ultérieurement mis en vente.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.