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Rendez-vous à Matignon : il va falloir que le gouvernement soit "à la hauteur", prévient Laurent Berger

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Article rédigé par franceinfo
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"Si c'est pour nous inviter et nous dire ce que vous allez faire, ce n'est pas la peine", prévient le secrétaire général de la CFDT.

Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT n'a pas encore reçu l'invitation de la Première ministre pour un rendez-vous à Matignon, mais il se prépare déjà à y aller. Élisabeth Borne a assuré jeudi 27 avril qu'elle voulait reprendre "des discussions" avec les organisations syndicales "dès le début du mois de mai", alors que le dialogue est rompu depuis la promulgation de la réforme des retraites. Laurent Berger exige lundi 1er mai sur franceinfo que le gouvernement soit "à la hauteur", à la fois sur la "méthode de concertation" et sur certains points de discussion, notamment sur "l'organisation du travail".

"Si c'est pour nous inviter et nous dire ce que vous allez faire, ce n'est pas la peine", poursuit Laurent Berger, qui assure que "la confiance est largement écornée" avec la Première ministre et le ministre du Travail Olivier Dussopt. "La CFDT, dans les semaines à venir, ira dire au gouvernement : 'Vous n'allez pas pouvoir mener des concertations comme vous les menez depuis maintenant trop longtemps'", insiste-t-il.

"Mettre le gouvernement et le patronat devant ses responsabilités"

Le patron de la CFDT veut discuter "des salaires et du travail". Sur ces sujets, "il faudra qu'on mette le patronat et le gouvernement devant ses responsabilités", assure-t-il. Il liste ensuite tous les points qu'il veut mettre sur la table : "la négociation obligatoire dans les entreprises sur l'organisation du travail", "les augmentations de salaires" ou encore la remise en cause des "ordonnances travail".

L'intersyndicale n'a pas encore donné de réponse commune, pour décider d'aller ou non à ce futur rendez-vous de la Première ministre. Les syndicats doivent se rassembler mardi 2 mai pour en discuter. Mais Laurent Berger a tranché pour la CFDT : "On ne va pas tout décider ensemble, on n'a pas créé une seule organisation syndicale". En tant que syndicaliste, "même si ça ne nous fait pas marrer d'aller voir notre patron tous les matins, on y va quand même", argumente Laurent Berger, pour expliquer le choix de la CFDT.

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