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Réforme des retraites : la pension à 1 200 euros concernera entre 10 000 et 20 000 nouveaux retraités, selon un courrier d'Olivier Dussopt à Jérôme Guedj

Les services du ministère du Travail "estiment, selon les générations, qu’entre 10 000 et 20 000 personnes franchiront [chaque année] le seuil des 1 200 euros brut par cette seule mesure", a écrit Olivier Dussopt dans un courrier adressé au député socialiste.
Article rédigé par franceinfo
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Le député socialiste Jérôme Guedj à l'Assemblée nationale, le 21 novembre 2022. (GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP)

"Enfin la vérité éclate", s'est réjoui mercredi 1er mars sur franceinfo le député socialiste de l'Essonne Jérôme Guedj, alors que le ministre du Travail Olivier Dussopt a admis que 20 000 nouveaux retraités au mieux atteindraient une pension minimale de 1 200 euros brut avec la réforme des retraites, soit moitié moins que le nombre brandi mi-février par le même ministre.

"Il a fallu pousser dans ces derniers retranchements le ministre pour enfin avoir un chiffre sincère sur ce qui était présenté comme la grande mesure sociale de la réforme des retraites."

Jérôme Guedj, député PS

à franceinfo

Les services du ministère du Travail "estiment, selon les générations, qu’entre 10 000 et 20 000 personnes franchiront [chaque année] le seuil des 1 200 euros brut par cette seule mesure", a écrit Olivier Dussopt dans un courrier adressé à Jérôme Guedj, que ce dernier a publié sur son compte Twitter.

Le député de l'Essonne explique qu'il a usé de ses "prérogatives de président de la mission d'évaluation des comptes de la Sécurité sociale" pour faire "une visite inopinée" à la direction de la Sécurité sociale pour "obtenir des chiffres qui démentaient le fameux 40 000 que le ministre a annoncé sur France Inter le 15 février". Selon lui, les services de l’Etat "doutaient de l'origine de ce chiffre" de 40 000. 

Jérôme Guedj salue "l'honnêteté" d'Olivier Dussopt "de reconnaître" dans le courrier qu'il lui a adressé les mauvais chiffres. Mais ce revirement "illustre l'enfumage qui a été fait autour de cette réforme et singulièrement de cette mesure". Il juge que cela "auréole d'un voile de suspicion l'ensemble de la réforme". "On ne sait pas exactement quelles seront les conséquences concrètes pour des centaines de milliers de nos concitoyens, ajoute le député PS. Par contre, on sait que tous les salariés, si la réforme est votée, ce que je ne souhaite pas, auront deux années de travail supplémentaires."

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