Réforme des retraites : "Il serait raisonnable que le gouvernement arbitre vite" sur une éventuelle "clause du grand frère" (Unsa)

Laurent Escure, secrétaire général de l'UNSA, réclame des adaptations pour des régimes plus particuliers, "comme la RATP ou la SNCF, qui pourraient avoir une clause du grand-père sans modifier l'équilibre général".

Laurent Escure, secrétaire général de l\'UNSA, le 25 novembre 2019, à la sortie d\'une réunion à Matignon.
Laurent Escure, secrétaire général de l'UNSA, le 25 novembre 2019, à la sortie d'une réunion à Matignon. (ERIC FEFERBERG / AFP)

"Il serait raisonnable que le gouvernement arbitre vite" sur la réforme des retraites, a déclaré Laurent Escure, secrétaire général de l'UNSA, mardi 3 décembre sur franceinfo. Selon les informations de franceinfo, la durée de transition pour mettre en place le régime de retraite universel par points sera au maximum de 15 ans, quelle que soit la profession, ce qui remplacerait la "clause du grand-père" par une "clause du grand frère". L'Unsa demandait justement plus de temps pour assurer la transition entre le régime actuel et celui à points.

"Pour qu'il n'y ait pas de punis de la réforme"

"Nous, on n'était pas demandeurs de cette réforme, rappelle Laurent Escure, mais on a dit et redit à l'Élysée et Matignon nos conditions pour qu'il n'y ait pas de punis de la réforme. C'est d'abord qu'on ait la garantie que 100% des droits acquis dans l'ancien système soient préservés ; ensuite, qu'il y ait effectivement une transition protégeant 10 à 15 générations pour tous les régimes, parce que le côté universel doit demeurer ; et qu'il y ait des adaptations en revanche pour des régimes plus particuliers, comme la RATP ou la SNCF qui pourraient avoir une clause du grand-père sans modifier l'équilibre général", explique Laurent Escure.

"J'attends surtout qu'il y ait des arbitrages qui soient posés. On aurait pu éviter une crise sociale qui s'enkyste" avec la grève du 5 décembre, mais "on attendra quand même d'avoir les déclinaisons précises dans les secteurs les plus mobilisés, la SNCF, la RATP ou les enseignants, où la grève de jeudi sera majoritaire. Il serait raisonnable que le gouvernement arbitre vite".