Réforme des retraites : des députés LREM tentent d'assouplir la position du gouvernement pour rallier les syndicats réformistes

Pour trouver une sortie de crise sur la réforme des retraites, les députés de la majorité plaident pour un peu plus de souplesse de la part du gouvernement. L'idée est de ramener dans le jeu les syndicats dits réformistes, CFDT en tête.

L\'Assemblée nationale, le 22 octobre 2019 à Paris.
L'Assemblée nationale, le 22 octobre 2019 à Paris. (XOSE BOUZAS / HANS LUCAS / AFP)

Après une nouvelle manifestation dans la rue contre la réforme des retraites, certains députés En Marche reprennent une idée du patron de la CFDT Laurent Berger : un âge pivot différencié en fonction de la pénibilité des métiers. C'est le cas notamment d'Olivier Véran, cadre du groupe à l'Assemblée. "Pourquoi pas ?, dit-il clairement, on peut envisager d'avoir un âge d'équilibre qui va varier", ajoute-t-il au micro de franceinfo, mardi 17 décembre, dans les couloirs de l'Assemblée nationale. 

On peut tout envisager. En fait c'est une main tendue.Olivier Véran

Il faut tendre la main aux syndicats réformistes selon le député LREM du Vaucluse, Jean-François Cesarini, car sans eux, rien ne pourra se faire. "Il y a des syndicats qui disent qu'il ne faut pas de réforme tout court,(...) en gros qui veulent un statu quo. Et ces syndicats là, qui veulent absolument une réforme à point universelle mais pas exactement celle qu'on est en train de proposer, évidemment que ce sont des interlocuteurs privilégiés", défend Jean-François Cesarini.

Plus de souplesse

Et pour rassurer ces syndicats, des députés appellent à ne pas s’arc-bouter sur cette fameuse "ligne rouge" des 64 ans. "Moi je ne suis pas plus arc-bouté sur les 64 ans que sur les 67 ou les 62", admet le marcheur du Rhône Bruno Bonnell. Le message des députés LREM à Matignon est clair : ne pas céder sur les fondamentaux de la réforme, mais faire preuve d’un peu de souplesse.