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Ramassage des poubelles à Paris : la grève des éboueurs suspendue à partir de mercredi, annonce la CGT

Le syndicat dit "à bientôt aux salariés toujours en grève et en lutte", car "nous allons ressurgir".
Article rédigé par franceinfo avec AFP
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Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min
La grève de la collecte des déchets a provoqué l'amoncellement des ordures dans les rues de la capitale. A Paris, le 25 mars 2023. (JEROME LEBLOIS / HANS LUCAS / AFP)

La CGT de la filière déchets et assainissement a annoncé, mardi 28 mars, la suspension à partir de mercredi de la grève des éboueurs à Paris et du blocage des incinérateurs, qui ont provoqué l'amoncellement des ordures dans les rues de la capitale depuis le 6 mars.

"Nous avons besoin de rediscuter avec les agents de la filière déchets et assainissement de la ville de Paris afin de repartir plus fort à la grève (...), car nous n'avons presque plus de grévistes", reconnaît dans un communiqué la CGT-FTDNEEA, qui rassemble les éboueurs, égoutiers, conducteurs de bennes de la capitale.

"C'est pour cela que nous suspendons notre mouvement de grève et de blocage à partir du mercredi 29 mars", annonce le syndicat qui dit "à bientôt aux salariés toujours en grève et en lutte", car "nous allons ressurgir"."Le combat n'est pas terminé, (Emmanuel) Macron et (Elisabeth) Borne doivent retirer cette réforme et se mettre à la table des négociations", réaffirme le syndicat majoritaire dans la filière.

"Redémarrage de l'incinération" mercredi à Ivry

La grève des agents, et surtout le blocage des trois incinérateurs desservant la capitale, notamment celui d'Ivry-sur-Seine, le plus important, ont entraîné un spectaculaire entassement des déchets non ramassés dans la capitale.

Mardi, au 23e jour du mouvement, "la collecte des déchets reste très perturbée" à Paris, a résumé l'adjointe à la propreté Colombe Brossel sur Twitter. Mais le volume global baisse de nouveau avec 7 000 tonnes de déchets non ramassés, contre plus de 10 000 vendredi, a déclaré la maire PS Anne Hidalgo dans un tweet.

La fin du mouvement dans deux des trois usines d'incinération, annoncée vendredi par l'agence métropolitaine Syctom, et la réquisition de la troisième par la préfecture de police ont permis un début de désengorgement. Mais des blocages subsistaient toujours mardi aux portes de deux des trois usines, a indiqué le Syctom à l'AFP.

Si l'usine de Saint-Ouen, où les fours sont encore en maintenance pendant "quelques jours", réceptionnait les déchets normalement, celle d'Issy-les-Moulineaux faisait l'objet d'un "barrage filtrant intermittent par des personnes extérieures au site" et l'accès à celle d'Ivry-sur-Seine était toujours bloqué, a précisé le Syctom. L'opérateur prévoit le "redémarrage de l'incinération demain" mercredi à Ivry, alors qu'elle est déjà possible "depuis ce week-end" à Issy.

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