Le Medef réclame "l'abrogation pure et simple" du compte pénibilité

La mesure est jugée "inapplicable" et "anxiogène" par le président du syndicat patronal, Pierre Gattaz. Lequel a également critiqué l'idée d'une taxe sur les sociétés d'autoroutes.

Pierre Gattaz, patron du Medef, lors de sa conférence de presse mensuelle, le 14 octobre 2014.
Pierre Gattaz, patron du Medef, lors de sa conférence de presse mensuelle, le 14 octobre 2014. (ERIC PIERMONT / AFP)

Les patrons avaient déjà obtenu, en juillet, son report partiel à 2016 : le compte pénibilité, mesure phare de la loi sur les retraites, est à nouveau attaqué par le président du Medef, Pierre Gattaz, qui a réclamé, cette fois, son "abrogation pure et simple", lors de sa conférence de presse mensuelle, mardi 14 octobre.

Un système "anxiogène" pour les entrepreneurs

Le compte pénibilité doit permettre aux salariés effectuant des tâches pénibles de partir plus tôt à la retraite. Mais le Medef juge les décrets d'application de la mesure, parus vendredi, "très difficiles à mettre en place, inapplicables et anxiogènes" pour les entrepreneurs et les PME. La mesure va, de plus, "augmenter le coût du travail" juge Pierre Gattaz. Quatre des dix facteurs de pénibilité doivent être pris en compte à partir de 2015, les autres en 2016.

Egalement interrogé sur l'hypothèse d'une taxe sur les sociétés d'autoroute, que Ségolène Royal semble aujourd'hui abandonner, Pierre Gattaz a répondu fermement : "Non, c'est une très mauvaise idée, il faut arrêter de gérer le pays en taxant !"