L'OCDE plaide pour un relèvement de l'âge effectif de la retraite en France

L'Organisation pour la coopération et le développement économiques plaide pour la poursuite des réformes, pour diminuer une dépense publique qui a poursuivi sa hausse ces dernières années.

Après un an et demi de discussions, un projet de loi sur la réforme des retraites sera présenté en septembre 2019.
Après un an et demi de discussions, un projet de loi sur la réforme des retraites sera présenté en septembre 2019. (JOEL SAGET / AFP)

Elle encourage le gouvernement français à poursuivre ses réformes. L'Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE) plaide pour un relèvement effectif de l'âge de la retraite en France et un abaissement de la fiscalité, à un moment où la croissance ralentit, dans une étude consacrée à la France (en anglais) publiée mardi 9 avril.

"Les dépenses de retraite sont un poste important qui demandera de nouvelles mesures pour relever l'âge effectif de départ du marché du travail", qui est actuellement de 62,7 ans, souligne l'OCDE.

"Un ralentissement plus brutal que prévu"

L'institution, qui a maintenu sa prévision de croissance pour la France à 1,3% contre 1,6% l'an dernier, a prévenu que "le ralentissement attendu chez les principaux partenaires commerciaux de la France", comme l'Allemagne, "pèsera sur les exportations et l'investissement des entreprises".

"Un ralentissement plus brutal que prévu dans les pays avancés, notamment en Europe, réduirait les exportations et l'investissement", a ajouté l'OCDE. L'organisation a toutefois salué "la progression de l'emploi, la hausse des salaires réels, les baisses d'impôts et la diminution des prix du pétrole qui soutiendront la consommation des ménages".

Même si elle estime que les mouvements sociaux ont "pesé" sur l'activité en 2018, l'OCDE accueille favorablement les "mesures sociales prises" par le président Emmanuel Macron pour apaiser la crise des "gilets jaunes", estimant qu'elles "accroîtront, elles aussi, le revenu disponible et la consommation des retraités et des personnes percevant de bas salaires".