Grève du 5 décembre : environ 260 manifestations recensées en France métropolitaine et dans les DOM-TOM

Des milliers de policiers et gendarmes sont mobilisés en prévision d'un jeudi noir dans toute la France.

6 000 policiers et gendarmes mobilisés à Paris, le 5 décembre 2019.
6 000 policiers et gendarmes mobilisés à Paris, le 5 décembre 2019. (THOMAS COEX / AFP)

"On ne devrait pas atteindre plus d’1 million de personnes mobilisées dans toute la France", mais il y a une "conjonction de colères", prédit une source du service police-justice de franceinfo à la veille du jeudi noir contre la réforme des retraites. Quelque 260 manifestations sont recensées en France métropolitaine et dans les DOM-TOM jeudi 5 décembre, selon les informations du service police-justice de franceinfo. 

Les organisations syndicales appellent à des manifestations partout en France. La mobilisation sera importante notamment en région, à Nantes, Toulouse, Montpellier, ou encore Dijon traditionnel terreau de l'ultra gauche. À Paris, les syndicats appellent à un rassemblement à 13 heures à la gare du Nord, avant de défiler à partir de 14 heures jusqu'à la place de la République puis la place de la Nation. Avec la paralysie des transports en commun, la participation pourrait être plus faible que prévue.

Les autorités craignent une "convergence des colères"

6 000 gendarmes et policiers seront tout de même mobilisés jeudi dans la capitale. Le préfet de police de Paris a pris différents arrêtés, notamment la fermeture des commerces sur le parcours de la manifestation, une réquisition pour évacuer le mobilier urbain ou de chantier qui peut être utilisé par les manifestants, ainsi que l'interdiction de manifester sur les Champs-Élysées et autour de Matignon et de la préfecture de police.

La défense des retraites sera loin d'être la seule revendication. Les forces de l’ordre craignent une "convergence" des colères, avec la frange dure des "gilets jaunes", l'ultra gauche qui appelle clairement à la mobilisation de tous ses sympathisants (environ 3 000 en France) ou encore les environnementalistes comme Extinction Rébellion.

Les autorités craignent également que cette "conjonction de colères" se poursuivent au moins jusqu'à samedi, où comme chaque année, début décembre la CGT appelle à marcher contre le chômage et la précarité à 12 heures à Montparnasse.