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Finale de la Coupe de France : la justice suspend l'interdiction du rassemblement syndical aux abords du Stade de France

Le tribunal administratif de Paris a suspendu l'arrêté pris vendredi par le préfet de police. Les syndicats entendent distribuer cartons rouges et sifflets avant la rencontre.
Article rédigé par franceinfo
France Télévisions
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Le Stade de France, à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), le 28 mars 2016. (FRANCK FIFE / AFP)

Les membres de l'intersyndicale peuvent distribuer tracts et cartons rouges aux abords du Stade de France. Le tribunal administratif de Paris a suspendu, samedi 29 avril, l'interdiction de se rassembler aux abords de l'enceinte où se déroule la finale de la Coupe de France de football, en présence d'Emmanuel Macron. Cette interdiction avait été décidée vendredi par le préfet de police de Paris.

Dans sa décision, rendue quelques heures avant le coup d'envoi, le tribunal a donné raison aux organisations syndicales, qui avaient déposé un référé-liberté, avec la Ligue des droits de l'Homme. Le préfet de police n'a pas apporté "d'éléments suffisants concernant les risques de troubles à l'ordre public ou des difficultés spécifiques dans ses missions de maintien de l'ordre", face à des manifestants n'ayant annoncé qu'une "simple distribution de tracts contre la réforme des retraites par un nombre limité de personnes", a souligné le tribunal, dans sa décision. 

"C'est une victoire pour le respect des libertés", a réagi l'intersyndicale.

"Les organisations syndicales vont ainsi pouvoir agir dans le cadre de la liberté d'expression et aller à la rencontre du public du Stade de France, pour distribuer leur matériel", a-t-elle ajouté.

30 000 cartons rouges et 10 000 sifflets

Les syndicats avaient notamment fait part de leur intention de distribuer 30 000 cartons rouges et 10 000 sifflets. Des vidéos tournées par des journalistes sur place montrent des militants syndicaux en train de tracter devant l'enceinte, en présence d'un dispositif policier.

Le préfet de police de Paris, Laurent Nuñez, avait défendu, samedi matin, sa décision d'interdire toute manifestation aux abords du Stade de France, évoquant notamment un "flux de spectateurs énorme" avec "78 000 personnes" attendues pour la rencontre, qui oppose Toulouse à Nantes. "Ça paraîtrait assez irresponsable de laisser se dérouler ce type de manifestation le jour d'un grand match à risque", avait-il déclaré au micro de RMC.

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