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Déchets en Île-de-France : la mairie de Paris demande à l'État d'intervenir, même "si ça doit passer par la réquisition"

"Nous avons dû laisser un résiduel sur les trottoirs de 1 000 tonnes de déchets environ", déplore Paul Simondon, adjoint chargé de la Propreté et de la gestion des déchets à la mairie de Paris.

Article rédigé par France Info
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Des agents de la voirie avaient entamé une grève en avril 2018 entraînant l'encombrement des trottoirs (illustration). (OLIVIER BOITET / MAXPPP)

"Il faut que les usines redémarrent ! Si ça doit passer par la réquisition, ça passera par là. Il faut que la réaction vienne très vite et qu'elle soit efficace", réclame mardi 4 février sur franceinfo Paul Simondon, adjoint chargé de la Propreté et de la gestion des déchets à la mairie de Paris. En Île-de-France, les éboueurs et agents publics chargés du ramassage et du traitement des ordures ménagères sont en grève depuis dix jours contre la réforme des retraites. Six des sept fours qui permettent habituellement de brûler les déchets sont à l'arrêt, selon le Syctom, l'agence chargée des déchets ménagers. "La maire de Paris a demandé à l'Etat d'intervenir, de rétablir une capacité de traitement des déchets", explique l'adjoint.

3 000 tonnes de déchets par jour à Paris

"Ce week-end, nous ne pouvions pas vider toutes les bennes que nous remplissions. Nous avons dû laisser un résiduel sur les trottoirs de 1 000 tonnes de déchets environ", déplore l'élu du Xe arrondissement. "À Paris, les poubelles représentent 3 000 tonnes par jour", précise-t-il.

Le préfet a reconduit lundi soir la réquisition de personnels jusqu'au 7 février inclus pour assurer la gestion des déchets sur trois sites parisiens de traitement et la reprise de l'incinération sur celui d'Issy-les-Moulineaux. "Pour l'instant, la réquisition a permis simplement de reprendre un accueil des bennes mais à un rythme réduit", explique Paul Simondon. "On sait en plus que lorsque ces usines se remettent en marche, il faut deux jours pour qu'elles tournent à plein régime. On a déjà pris trop de retard".

L'enfouissement comme plan B, "intolérable sur le plan écologique"

Cette situation pose également un problème écologique important. "Depuis la semaine dernière, tous les déchets sont envoyés à l'enfouissement. C'est totalement intolérable sur le plan écologique comme mode de traitement", déplore l'élu socialiste. "Normalement, à Paris, l'enfouissement n'est quasiment pas utilisé, c'est marginal, mais en ce moment c'est ce qui arrive aux déchets des 6 millions d'habitants de la métropole. Ce n'est pas possible de continuer comme cela".

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