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A peine retraités, ils doivent choisir entre reprendre le travail ou perdre de l’argent en raison de la réforme

Tout juste partis à la retraite, des dizaines d'anciens employés d'Orano ont reçu une lettre les invitant à reprendre le travail pour obtenir la retraite à taux plein, ou bien à accepter une baisse de leur rémunération.
Article rédigé par franceinfo
Radio France
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Un employé d'Orano passe devant le sigle de l'entreprise sur le site du Tricastin. PHOTO D'ILLUSTRATION. (JEFF PACHOUD / AFP)

Une trentaine de jeunes retraités du groupe Orano (ex-Areva), la moitié dans la Drôme, l'autre à la Hague (dans le Cotentin), ont reçu entre fin mars et début avril un courrier les informant qu'ils sont concernés par la réforme des retraites qui entrera en vigueur en septembre, ont appris France Bleu Cotentin et France Bleu Drôme Ardèche.

>>> Réforme des retraites : que va-t-il se passer après la promulgation de la loi ?

Au sein d'Orano la Hague, l'usine de retraitement de combustible nucléaire, 15 ex-salariés sont concernés, 16 pour le site drômois du groupe. Ces jeunes retraités sont en fait dans une situation particulière puisqu'ils ont anticipé leur départ en profitant par exemple de leur compte épargne temps. Or, avec la réforme des retraites, ils ne sont plus dans les règles en termes de cotisations.

Trois solutions leurs sont proposées dans le courrier envoyé par la direction : reprendre leur activité professionnelle s'ils veulent bénéficier d'une retraite à taux plein, perdre chaque mois une partie de leur salaire ou bien prendre un congé sans solde. Selon France Bleu Cotentin, la plupart des personnes concernées a opté pour une baisse temporaire de leur rémunération.

Ces ex-salariés et les syndicats du groupe dénoncent tout particulièrement l'envoi d'un tel courrier avant même la validation de la réforme des retraites par le Conseil constitutionnel. "Les décrets d'application ne sont pas tombés, d'ailleurs si vous appelez la CARSAT (Les caisses d'assurance retraite et de la santé au travail) aujourd'hui, personne ne peut vous dire combien de trimestres supplémentaires vous devrez faire", assure Alain Pecherand, délégué du site du Tricastin, dans la Drôme.

Orano se défend et parle "d'anticipation", selon les propos d'une cadre à France Bleu Drôme Ardèche, pour éviter les mauvaises surprises.

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