Reprise de FagorBrandt : vers une combinaison des offres ?

L'offre de reprise la plus large du fabricant d'électroménager FagorBrandt propose de reprendre 1.200 salariés sur 1.800. Les quatre offres de reprise retenues par le tribunal de commerce ont été présentées mercredi aux représentants du personnel de FagorBrandt. Syndicats et direction espèrent pouvoir en combiner plusieurs.

(Philippe Joel Maxppp)

Syndicats et direction espèrent pouvoir "combiner" plusieurs projets de reprise pour limiter la casse sociale chez le fabricant d'électroménager FagorBrandt. Les quatre offres de reprise ont été présentées mercredi aux salariés. Comme prévu, aucune ne propose de reprendre l'ensemble du groupe.

Une offre pour 1.200 emplois sur 1.800

L'offre la plus "large socialement" est celle de l'Algérien Cevital. Ce groupe aux activités diversifiées, qui emploie 13.000 personnes, propose de reprendre quatre des six sites du groupe : les usines d'Orléans (Loiret) et Vendôme (Loir-et-Cher), le siège de Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine) et les services après-vente situés dans le Val-d'Oise. Cela correspond à une reprise de 1.200 personnes sur 1.800. 

Le fonds d'investissement américain Sun Capital, dont l'offre porte sur 700 à 1.000 emplois, entend conserver l'usine d'Orléans, le siège social et les services après-vente. Le fabricant de moteurs Selni basé à Nevers propose lui de garder 240 salariés (sur 339) à La Roche-sur-Yon (Vendée). Enfin, la quatrième offre, de l'entreprise de plasturgie Variance Technologie, porte sur 207 salariés des usines de La Roche-sur-Yon et Aizenay (sur 404).

Les offres examinées le 13 février

Selon les syndicats, les salariés qui ont le plus à craindre pour leurs emplois sont ceux de Vendée, des sites d'Aizenay où l'on fabrique des micro-ondes et de La Roche-sur-Yon où l'on construit notamment des lave-linges. A moins qu'une combinaison des offres soit donc possible.

"Une complémentarité entre Cevital et Selni nous paraît possible ", a déclaré Christian Legay, délégué CFE-CGC. "On pourrait rassembler des offres pour faire quelque chose de très positif  socialement ", qui "ne serait pas la catastrophe qu'on aurait pu croire ", a également commenté Nathalie Pillet (CFTC).

Dimanche, le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg avait tapé du poing pour que les offres soient améliorées. "1.200, ce n'est pas assez ", avait-t-il dit. Mais le temps presse, le tribunal de commerce doit examiner les offres le 13 février. Les syndicats et élus des régions concernées seront reçus jeudi matin au ministère.