Renault-Nissan : l'Etat perd du pouvoir mais conserve sa minorité de blocage

L'Etat et Renault enterrent la hache de guerre sur l’alliance Renault-Nissan. Après plus de huit mois de conflit, après cinq heures de conseil et une nuit de négociations, les deux parties sont parvenues à un "accord de stabilisation", selon le communiqué officiel.

(illustration ©maxppp)

L’accord entre l’Etat et Renault porte essentiellement sur les nouveaux pouvoirs de l'Etat dans l’entreprise, les fameux droits de vote double. L'Etat accepte de les voir plafonnés, apprend-t-on dans un communiqué. La brouille entre le constructeur et l’Etat avait été déclarée quand l'Etat avait augmenté sa participation au capital de Renault, passant de 15 à près de 20%.

L'Etat français perd du pouvoir mais garde sa minorité de blocage

Finalement, dans le nouvel accord, l'Etat accepte de revendre ses actions et de diminuer sa participation. Il accepte également de limiter ses droits de vote dans les décisions non stratégiques. En revanche, pas question pour lui de lâcher du lest sur les sujets stratégiques : fusion, mariages capitalistiques, niveau des dividendes versés. L'Etat conservera bien une minorité de blocage.

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En contrepartie de ce plafonnement, Nissan accepte, lui, de renoncer à ses droits de vote dans Renault. Le Japonais aurait bien aimé avoir un peu plus de pouvoirs, c'est raté. Et Renault, selon l'accord, s'engage à ne jamais interférer dans les affaires de Nissan, et à ne jamais prendre le contrôle de son conseil d'administration.