Pouvoir d'achat : l'exécutif veut permettre aux Français de "dépenser moins et gagner plus" et se dit prêt aux "compromis", selon Gabriel Attal

Gabriel Attal, ministre délégué aux Comptes publics, invité mercredi sur France Inter, se dit "prêt à regarder toutes les mesures" à condition qu'elles "permettent d'améliorer le pouvoir d'achat des Français".

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Gabriel Attal, lundi 11 avril sur France Inter. (FRANCEINTER / RADIO FRANCE)

"On veut permettre aux Français de dépenser moins et de gagner plus", assure Gabriel Attal, ministre délégué aux Comptes publics, mercredi 29 juin sur France Inter, concernant le projet de loi sur le pouvoir d'achat qui doit être examiné par l'Assemblée nationale "courant juillet".

Alors que des discussions sont en cours avec les partis d'opposition, Gabriel Attal se dit "prêt à regarder toutes les mesures" à condition qu'elles "permettent d'améliorer le pouvoir d'achat des Français" et qu'elles "ne constituent pas des augmentations d'impôt". Selon lui, "donner d'une main et reprendre de l'autre, n'a pas de sens". Il ne s'agit pas non plus de "dégrader ou d'alourdir la dette sur les années à venir".

Pas d'augmentation uniforme du Smic

Concernant la proposition de la Nupes d'augmenter le Smic à 1 500 euros, le ministre délégué aux Comptes publics rappelle que le gouvernement "ne souhaite pas passer par une augmentation du Smic uniforme" qui "mettrait en péril les petites entreprises qui ne peuvent pas augmenter les salaires dans ces proportions". Concernant la proposition de la droite de mettre en place une détaxe sur l’essence, Gabriel Attal estime que "ça coûterait beaucoup d'argent".

"C'est 35 milliards d'euros, soit l'équivalent de tout ce qu'on a dépensé depuis le début de cette crise de l'inflation pour protéger le pouvoir d'achat des Français."

Gabriel Attal

à France Inter

"On veut chercher des compromis mais ça va être un moment de vérité politique et budgétaire", poursuit le ministre délégué aux Comptes publics, convaincu qu'il va falloir "expliquer aux Français comment on finance". "On aborde ces questions de manière ouverte", résume-t-il. "Il ne s'agit pas d'un nouveau quoi qu'il en coûte parce qu'il y a une trajectoire pour réduire nos déficits", explique Gabriel Attal.

Le "bouclier tarifaire" sera prolongé

Le gouvernement s'engage, en revanche, à prolonger le bouclier tarifaire, en faisant en sorte de continuer à bloquer un certain nombre de prix de l'énergie. Gabriel Attal rappelle d'ailleurs que les prix de l'électricité et du gaz "explosent partout dans le monde mais pas en France". Le ministre propose également de "faire participer" les grands groupes "à l'effort", notamment ceux qui ont augmenté leurs profits à l'occasion de la crise.

Il a ainsi donné l'exemple de Total "qui a mis en place une ristourne à la pompe de 10 centimes en plus des 18 centimes financés par l'État". D'autres discussions sont en cours avec le transporteur [maritime] CMA CGM "pour faire baisser les prix des conteneurs et faire baisser les prix sur un certain nombre de produits de supermarché". Selon lui, "passer par ces voies-là est plus rapide et plus efficace que de passer par un impôt que l'État va devoir prélever". "Cela va plus vite de demander aux entreprises de mettre de l'argent dans la poche des Français que de demander de le mettre dans la poche de l'État qui ensuite le mettra dans la poche des Français", conclut-il.

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