Plan de relance : c'est "un plan de continuité plus qu'un plan nouveau", pour Philippe Martinez

Le secrétaire général de la CGT regrette que les aides promises aux entreprises ne soient pas conditionnées "en matière d'emploi", notamment pour les jeunes.

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Philippe Martinez invité de franceinfo. (JEAN-CHRISTOPHE BOURDILLAT / FRANCEINFO)

"C'est un plan de continuité plus qu'un plan nouveau ou un vrai changement de stratégie politique", estime jeudi 3 septembre sur franceinfo Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, après la présentation du plan de relance économique de 100 milliards par le Premier ministre Jean Castex. Le gouvernement annonce notamment 35 milliards d'aides pour améliorer la compétitivité des entreprises par des baisses d'impôts, ainsi qu'un "plan jeune" visant à accompagner les 750 000 jeunes qui vont arriver dans les prochains mois sur le marché du travail.

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"Évidemment, nous comprenons ce que vivent les jeunes et à tous les niveaux, poursuit Philippe Martinez. Mais comme l'a rappelé le ministre de l'Économie, les aides aux entreprises et aux grandes notamment, n'exigent aucune conditionnalité. Embaucher des jeunes, c'est bien, mais à condition que leurs emplois soient pérennes. Il n'y a aucune conditionnalité en matière d'emploi."

Les chefs d'entreprises pourront, avec les 4 000 euros, prendre un jeune en alternance et lui dire au revoir au bout d'un an.

Philippe Martinez

à franceinfo

Le leader de la CGT regrette également que les aides promises par le gouvernement aux entreprises s'adresse, selon lui, "surtout aux grandes entreprises". "En matière de salaires, par exemple, c'est à dire de pouvoir d'achat, il n'y a aucune mesure d'annoncée. C'est beaucoup d'aides aux entreprises, sans aucune conditionnalité", insiste Philipe Martinez.

Pour lui, le plan de relance du gouvernement se résume à "des exonérations de cotisations et des baisses d'impôts pour les entreprises". "À quoi ça va servir ? Il faut mieux flécher l'argent des contribuables, il faut mieux le surveiller. C'est pour cela que nous évoquons la conditionnalité."

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