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Le brief éco. Plan de relance européen : jour J pour la France

La présidente de la Commission européenne est attendue à Paris mercredi 23 juin. Une rencontre est prévue avec le président de la République, Emmanuel Macron, en milieu d’après-midi. Ursula Von der Leyen vient annoncer le feu vert de Bruxelles au plan de relance national

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La Commission européenne (à droite) à Bruxelles (Belgique).
La Commission européenne (à droite) à Bruxelles (Belgique). (NOÉMIE BONNIN / FRANCEINFO / RADIO FRANCE)
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Paris peut compter sur une partie des 750 milliards d’euros qui vont être empruntés par Bruxelles sur les marchés, puis redistribués aux pays européens sous forme de subventions directes et de prêts remboursables. Pour la France, ce seront quarante milliards d'euros versés normalement à partir de juillet.

Le plan présenté par le ministère de l’Économie et des Finances a été jugé conforme aux exigences de Bruxelles. Comme condition, la Commission européenne avait notamment fixé à 37% l’utilisation des fonds pour la transition écologique et 20% à la transition numérique. La France a placé la barre plus haut avec respectivement 50% sur l’écologie et 25% en faveur du numérique.

Près de 6 milliards iront dans la rénovation énergétique, 6,5 milliards dans les infrastructures de transports, 5 milliards dans le développement des énergies vertes et 10 milliards seront consacrés à la numérisation de l'économie. Certains observateurs regrettent que Paris n’ait pas présenté plus de réformes structurelles pour contenir la dette. Mais on voyait mal Bruxelles imposer un tour de vis sur certains dossiers comme les retraites ou d’autres sujets sensibles en ce moment.

La France n’est pas la première à recevoir les subsides de Bruxelles

Nous sommes le troisième pays après l’Espagne et l’Italie. Vu les difficultés qu’elle rencontre, l’Italie est la première bénéficiaire de ces aides en volume. Rome va recevoir 191 milliards d’euros dont 69 milliards de subventions directes, le reste étant des prêts remboursables. La Grèce recevra un peu plus de 30 milliards d’euros ; l’Allemagne 25,5 milliards, chacun étant servi en fonction de ses difficultés à surmonter la crise.

Cette distribution d’argent frais doit encore obtenir l’approbation de l’organe politique du Conseil européen. Un Conseil réunissant les 27 ministres européens des Finances est programmé le 13 juillet mais il n’y a aucun doute quant au feu vert définitif.

La Commission européenne (à droite) à Bruxelles (Belgique).
La Commission européenne (à droite) à Bruxelles (Belgique). (NOÉMIE BONNIN / FRANCEINFO / RADIO FRANCE)