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Covid-19 : quelles sont les aides d'État pour le secteur du sport ?

Alors que les fédérations sportives s'inquiètent de la baisse de leur nombre de licenciés à cause de la crise du coronavirus, franceinfo fait le point sur les aides d'État distribuées aux clubs. 

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Radio France
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Une salle de basket à Clermont-Ferrand (THIERRY LARRET / MAXPPP)

Les fédération sportives sont inquiètes. Fin février 2021, les présidents de 15 fédérations de sport de salle ont alerté les pouvoirs publics sur la forte baisse du nombre de licenciés liée aux restrictions sanitaires. Il a diminué de presqu’un tiers en 2020. Comment l’État aide-t-il les clubs à survivre à cette crise ?

170 millions d’euros débloqués dans le cadre du plan de relance

En septembre dernier, le plan de relance pour le sport était doté d'une enveloppe de 135 millions d'euros. 36 millions supplémentaires ont été ajoutés en janvier. Un fond territorial de solidarité a également été créé pour venir en aide aux petits clubs, qui fonctionnent essentiellement avec des bénévoles.

En 2020, près de 4 000 associations sportives ont ainsi été soutenues et 5 000 emplois préservés, d'après l’Agence nationale pour le sport (ANS), qui est en charge de répartir les aides. "Il y a des crédits régionalisés et traités par des commissions territoriales. Et il y a des crédits qui sont plutôt gérés dans une logique fédérale et qui arrivent jusqu'aux clubs.", explique le directeur général de l’ANS, Frédéric Sanaur.

"Ça a été la bouffée d’air"

Les enjeux sont multiples : la sauvegarde ou la création des emplois dans les clubs, le développement des outils numériques, ou encore la modernisation des équipements sportifs. Leur moyenne d'âge en France est de 37 ans. En Alsace, le comité départemental du Bas-Rhin vient par exemple de bénéficier de 500 000 euros pour financer la construction d'un équipement dédié au basket, qui sera même accessible aux non-licenciés. 

Sans l'apport de ces fonds, le projet aurait été mis en danger d'après le président du comité départemental, Denis Oehler. "On aurait dû chercher d'autres sources de financement, explique-t-il. Mais aujourd'hui, vu la conjoncture, ça aurait été un peu difficile. Ça nous aurait peut-être encore retardés sur l'ouverture. Ça a été la bouffée d'air qui a permis la concrétisation de ce projet."

La perte des recettes de tournois se fait sentir

À une quinzaine de kilomètres de Strasbourg, le club de basket de Weyersheim, 250 licenciés et deux salariés permanents, a également bénéficié de ces aides. Un des deux emplois a été sauvegardé, à la fois grâce aux aides de l'État dont bénéficient les PME, et à l'argent distribué par l'Agence nationale du sport.  Mais pour le président Geoffroy Gabel, il faudrait que les aides perdurent même en cas de reprise des compétitions. Les recettes générées par des tournois ou des événements conviviaux risquent de manquer durablement. "Depuis qu'on ne peut plus rien faire, on perçoit des aides, explique-t-il. Mais si demain on nous dit qu'on peut reprendre l'activité normale, et que, pour autant, on ne peut avoir aucune rentrée d'argent, on va se retrouver en difficulté."

L'objectif de l'ANS est aussi d'amener 3 millions de pratiquants supplémentaires à venir s'inscrire dans les clubs d'ici les Jeux olympiques de 2024.

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