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Nouveaux billets de 100 et 200 euros : "Nous avons rajouté une petite sophistication : quand on incline le billet, on voit apparaître le symbole euro"

Erick Lacourrège, directeur général des services à l’économie et du réseau de la Banque de France, revient mardi sur la mise en circulation de nouvelles coupures de 100 et 200 euros dans les 19 pays de la zone euro. 

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Radio France
Publié Mis à jour
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Présentation à Leipzig, en Allemagne, d'un nouveau billet de 200 euros, ici éclairé aux ultraviolets, le 22 mai 2019. (PETER ENDIG / DPA)

Trois milliards de nouveaux billets de 100 et 200 euros sont mis en circulation à partir de mardi 26 mai par la Banque centrale européenne (BCE) dans 19 pays de la zone euro pour remplacer les coupures actuelles. Comme les précédentes versions renouvelées des billets de 5, 10, 20 et 50 euros, ces nouvelles coupures sont censés être beaucoup plus difficiles à falsifier. Ces nouveaux billets sont "parmi les les plus sécurisés" dans le monde, affirme sur franceinfo Erick Lacourrège, directeur général des services à l’économie et du réseau de la Banque de France. 

franceinfo : Cette nouvelle gamme de billets est-elle un moyen efficace de lutter contre la contrefaçon ? 

Erick Lacourrège : Ces billets font certainement partie, quand on compare les gammes de billets qui circulent dans le monde, notamment les grandes monnaies comme le dollar ou d’autres billets, des plus sécurisés. Quand on regarde les chiffres, cela paye, sans mauvais jeu de mot. Quand on regarde l’évolution de la contrefaçon, elle a baissé très significativement entre l’ancienne gamme de billets et la nouvelle.

Sait-on combien de faux billets sont actuellement en circulation en Europe ?

L’année dernière, on a saisi un peu moins de 540 000 billets faux dans l’ensemble des pays de l’eurosystème. Un chiffre qu’il faut rapporter à une circulation de billets qui est extrêmement importante puisque nous avons plus de 21 milliards de billets en circulation. Donc la probabilité d’avoir un faux billet en main est extrêmement faible. C'est grosso  modo un peu plus de 20 billets faux par million de billets qui circulent. Donc c'est extrêmement sécurisé.

Qu’a-t-on ajouté à ces nouveaux billets pour les rendre infalsifiables ou presque ?

On est un peu dans la continuité par rapport aux dernières coupures qu’on a sorties, notamment les billets de 20 et 50. Sur des signes de sécurité extrêmement forts, on a encore notamment consolidé dans le 100 et le 200 le fameux nombre émeraude qu’on voit sur le billet, qui est en fait une encre qui change de couleur. C’est une encre dont la fabrication est gardée secrète et qui est utilisée uniquement pour les billets de banque. Cette encre permet, en orientant le billet, de faire apparaître une très belle couleur verte métallique et ensuite bleue foncée. Dans nos billets de 100 et de 200, nous avons rajouté une petite sophistication : quand on incline, on voit apparaître le symbole euro. C’est une sécurité. C’est très simple, il suffit de regarder. Si ça marche, c’est un bon billet.

On imagine qu’il y a des éléments que vous ne pouvez pas dévoiler ?

Si vous me faisiez parler sous la contrainte, je pourrais passer des heures à vous raconter un certain nombre de choses sur les billets. Notamment qu'on a des signes de sécurité secrets dans les billets qui peuvent être lus par les machines. Quand vous mettez un billet dans la machine d’un parking par exemple, cette machine sait lire des signes de sécurité qui sont complètement intégrés dans les billets. Le billet reste un produit high-tech. Il y a des dizaines de signes de sécurité dans un billet, qu’ils soient visibles ou invisibles.

Erick Lacourrège, directeur général des services à l'économie et du réseau de la Banque de France, répond aux questions de Marc Fauvelle.
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