Cet article date de plus d'onze ans.

Nicolas Sarkozy recevra samedi à l'Elysée le PDG de Renault Carlos Ghosn et son directeur général Patrick Pelata

Le DG de Renault a assuré mercredi qu'"il n'y a pas de décision prise" car "il n'est pas encore l'heure de prendre des décisions".Propos confirmé par le directeur commercial de Renault qui a cependant insisté jeudi sur la nécessité de tenir compte de la concurrence.
Article rédigé par
France Télévisions
Publié
Temps de lecture : 1 min.
Logo Renault

Le DG de Renault a assuré mercredi qu'"il n'y a pas de décision prise" car "il n'est pas encore l'heure de prendre des décisions".

Propos confirmé par le directeur commercial de Renault qui a cependant insisté jeudi sur la nécessité de tenir compte de la concurrence.

Quant au directeur commercial de Renault Jérôme Stoll, il a estimé qu'il fallait penser à la concurrence pour décider de l'emplacement de la production du futur véhicule. "En tant que directeur commercial", il avait "besoin de véhicules attractifs et compétitifs" d'autant que la "guerre des prix a déjà commencé" avec la diminution de la prime à la casse qui a largement soutenu les constructeurs en 2009.

Il a ajouté que "les systèmes de production doivent tenir compte de la concurrence. La compétitivité est devenue un élément majeur, le coût de revient d'un modèle doit aussi être un coût qui permette d'être au plus près des attentes de nos clients".

A l'occasion de la présentation de ses voeux aux parlementaires à l'Elysée, Nicolas Sarkozy avait déclaré mrcredi que l'Etat n'avait pas soutenu, en "mettant tant d'argent", le secteur automobile "pour que la totalité des usines s'en aillent à l'extérieur", faisant directement allusion à la possible délocalisation de la fabrication de la future Clio IV en Turquie. "Tout est une question d'équilibre. Il serait absurde d'empêcher un constructeur mondial d'aller créer des usines, ça va de soi. Mais à l'inverse, je veux contester fortement l'idée que les grands groupes, parce qu'ils sont mondiaux, n'ont plus de nationalité."

Le DG de Renault Patrick Pelata avait déclaré, après avoir rencontré Christian Estrosi à Bercy: "Les différents scénarios que nous étudions, c'est comment avoir la Clio III et sa remplaçante entre la Turquie et l'usine de Flins, sachant que la totalité à produire dépassera sans doute ce qui peut être produit en Turquie aujourd'hui." Quelque peu embarrassé par la levée de boucliers gouvernementale face au projet de délocalisation de la firme au losange, il a assuré: "Dans tous les cas, il y aura des Clio produites à Flins (Yvelines) quel que soit ce qui arrive, ça c'est très clair."

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.