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Vives critiques du PS sur l'émission spéciale de Nicolas Sarkozy

Le président de la République doit parler de la crise sur TF1 et France 2 jeudi soir lors d'une émission spéciale. Le Parti socialiste évoque "une émission trop spéciale".

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France Télévisions
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Dans un magasin de Nice (Paca), retransmission d'une interview de Nicolas Sarkozy, le 16 novembre 2010. (ERIC GAILLARD / REUTERS)

Producteurs, dispositifs, présentateurs... tout, dans l'intervention télévisée, jeudi 27 octobre, du Président de la République, hérisse le PS. Au lendemain du sommet européen de Bruxelles, Nicolas Sarkozy doit en effet s'exprimer dans la soirée sur TF1 et France 2. L'émission spéciale est intitulée "Face à la crise". 

"Nicolas Sarkozy veut faire croire comme d'habitude qu'il est le Tarzan de la négociation", a raillé mercredi le député PS et ancien ministre des finances, Michel Sapin. Et le Parti socialiste de dénoncer "l'émission trop spéciale" du président de la République.

Producteur et réalisateur dans la ligne de mire

Pour la première fois, l'intervention élyséenne, qui se déroulera depuis le Salon des portraits de l'Élysée, l'ancien cabinet de travail de Napoléon III, est produite par une société privée, Maximal productions. Dirigée par le directeur du Journal du dimanche, Jérôme Bellay, cette société est une filiale du groupe Lagardère. Le PS souligne ainsi les rapports de"proximité" entre ce groupe et le président de la République.

Les socialistes pointent également le fait que l'émission doit être réalisée par "l'organisateur des meetings de Nicolas Sarkozy lors de la campagne 2007", sans nommer Renaud Le Van Kim. Cette "conception de la démocratie et ces méthodes augurent mal de la campagne présidentielle à venir."

Le choix du duo Calvi-Pernaut dénoncé

Le député PS Patrick Bloche avance pour sa part que le Président "a choisi seul les deux journalistes intervieweurs" : Yves Calvi pour la chaîne publique et Jean-Pierre Pernaut pour la chaîne privée. Le député donc évoque une "mise en scène" tout comme le député-maire d'Evry, ancien candidat à la primaire socialiste, Manuel Valls : "Je ne comprends pas ce pays où le président de la République impose des journalistes (et pourrant j'aime bien Calvi !) et la production pour ses interviews...", écrit-il jeudi sur Twitter.

La directrice de l'information de TF1, Catherine Nayl, a répondu à ces propos, plaidant que Jean-Pierre Pernaut a un "profil tourné vers l'explication (...) intéressant pour une émission comme celle-ci". De son côté, Thierry Thuillier, directeur des rédactions de France Télévisions, justifie le choix d'Yves Calvi, un journaliste généraliste et pédagogue : "Il a l'habitude d'être le plus clair possible."

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