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Un "appel du 2 juin" pour "sauver" la télé publique

Plus de 1.200 professionnels de l'audiovisuel étaient réunis hier soir à Paris pour "sauver" la télévision publique. Tous s'interrogent sur l'avenir du petit écran après la suppression de la publicité annoncée par Nicolas Sarkozy. Nom de code de l'opération : "Appel du 2 juin".
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Radio France
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 (Radio France ©Wiaz)

Qui se cache derrière le mystérieux "appel du 2 juin" ? Comédiens, metteurs en scène, musiciens, danseurs ou encore producteurs... Ils étaient plus de 1.200 professionels à s'être donné rendez-vous hier soir au théâtre des Folies Bergère, à Paris, pour exprimer leur attachement à un audiovisuel de qualité. Une rencontre festive où le show a alterné avec des messages de soutien.

Le financement des chaînes publiques, après la suppression de la publicité annoncée par Nicolas Sarkozy, est au coeur de leurs préoccupations. Ils réclament la "garantie des ressources de France Télévisions en 2009" qui, selon le comité d'organisation, consacre 360 millions d'euros par an à la création audiovisuelle.

Tous se demandent aussi comment le gouvernement compte maintenir le financement du service public sans augmenter la redevance. Une augmentation de "quelques centimes d'euro par jour" qui suffirait à financer une télévision publique "ambitieuse et populaire", a estimé le comédien Pierre Arditi.

L'humoriste Christophe Alévêque a quant à lui ironisé sur Nicolas Sarkozy - qu'il surnomme "Zébulon" - qui "se réveille avec des idées" mais "se couche rarement avec des solutions".

Quelques dirigeants de chaînes étaient présents, dont Jérôme Clément, président d'Arte France et Patrice Duhamel, numéro deux de France Télévisions. En revanche, le député UMP Jean-François Copé, président de la commission du même nom qui réfléchit à l'avenir de la télévision publique, s'est finalement décommandé.

Les organisateurs ont annoncé en fin de soirée que Nicolas Sarkozy avait accepté de les recevoir.

Paul Gypteau

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