La redevance audiovisuelle ne sera pas supprimée "avant 2022", selon le ministre de la Culture

Fin mars, le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, avait relancé le débat sur l'avenir de la redevance, en proposant sa suppression.

Le ministre de la Culture, Franck Riester, à l\'Elysée, le 20 mars 2019.
Le ministre de la Culture, Franck Riester, à l'Elysée, le 20 mars 2019. (LUDOVIC MARIN / AFP)

"Plus que jamais, nous avons besoin de l'audiovisuel public." Invité de BFMTV, jeudi 18 avril, le ministre de la Culture, Franck Riester, a affirmé que la redevance audiovisuelle ne serait pas supprimée avant 2022. "Si cela devait être le cas avant 2022, il y aurait un financement de substitution", a-t-il précisé.

"La redevance est adossée à la taxe d'habitation, la taxe d'habitation va être supprimée en 2022 donc il faut bien, à cette échéance-là, définir un dispositif de substitution", a-t-il poursuivi. Cet enjeu doit être "à la hauteur de l'ambition du gouvernement", "prévisible", "pérenne", et assurer "l'indépendance de l'audiovisuel public".

Le 29 mars, le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, avait relancé le débat sur l'avenir de la redevance en proposant sa suppression. "La question se pose de cette redevance télé, d'autant que l'on ne saura plus comment l'adresser", avait-il déclaré sur RMC. La contribution à l'audiovisuel public est due par les contribuables s'ils sont imposables à la taxe d'habitation et s'ils occupent, au 1er janvier de l'année d'imposition, un logement équipé d'un téléviseur. Son montant est de 139 euros en métropole et de 89 euros dans les outre-mer.