Piratage de TV5 Monde : l'enquête s'oriente vers une piste russe

TV5 Monde aurait été victime de hackers russes il y a deux mois, lors du piratage informatique qui avait interrompu la diffusion des 11 chaînes pendant sept heures et posté des messages de soutien à Daesh sur les sites et les comptes en ligne du groupe. C'est en tout cas la piste la plus sérieuse des enquêteurs à l'heure actuelle, selon des informations de l'Express à paraître mercredi.

(Le 9 avril dernier, des messages à la gloire de Daesh étaient apparus sur tous les sites et comptes en ligne de TV5 Monde © MAXPPP)

Qui se cache derrière la spectaculaire attaque informatique qui a visé la chaîne TV5 Monde le 8 avril ? Cette cyberattaque avait été menée par des inconnus se réclamant de l'organisation État islamique. Mais cette revendication ne serait peut être qu’un leurre, comme le révèle l’Express dans son édition de mercredi : les enquêteurs explorent désormais la piste d’un groupe de hackers russes.

Les hackers étaient parvenus à prendre le contrôle des sites internet de TV5 monde, ainsi que de ses comptes Facebook et Twitter, des messages de propagande étaient apparus sur les écrans, messages évoquant un cyberdjihad mené contre "les ennemis de l’état islamique".

Un groupe de hackers russes déjà connu

Et si tout cela n’était qu’un leurre ? les services antiterroristes qui mènent l’enquête se posent la question. Les dernières investigations auraient  conduit vers un groupe de hackers russes désignés sous le nom "APT28". Ce groupe aurait déjà sévi par le passé en s’attaquant aux systèmes informatiques de la Maison Blanche, à ceux de membres de l'Otan, mais aussi à des dissidents russes et des activistes ukrainiens

"Une très bonne piste" affirme une source judiciaire

Les enquêteurs auraient pu remonter la trace des hackers grâce au  travail d'investigation sur les adresses IP des ordinateurs d'où sont parties les attaques. "La piste russe est une très bonne piste", confirme une source judiciaire même si à ce stade les enquêteurs n’auraient aucune idée des motivations de ces hackers.