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Nathalie Kosciusko-Morizet huée au Forum Elle Sciences Po

La porte-parole de Nicolas Sarkozy l'a remplacée au pied levé pour une rencontre consacrée aux propositions des candidats sur l'égalité hommes-femmes. Elle s'est fait conspuer.

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France Télévisions
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Nathalie Kosciusko-Morizet, la porte-parole de Nicolas Sarkozy, et une militante de La Barbe, collectif féministe qui a manifesté lors de son intervention au forum Elle Sciences Po, à Paris, le 5 avril 2012. (THOMAS SAMSON / AFP)

"C'est un traquenard." Nathalie Kosciusko-Morizet, la porte-parole de Nicolas Sarkozy pour sa campagne, a pris la place du président candidat au pied levé, jeudi 5 avril, au forum organisé par le magazine Elle à Sciences Po Paris. Un remplacement qu'elle a dû peu goûter. Pendant son intervention, l'ancienne ministre a été huée par le public et chahutée par des groupes tels que la Brigade contre la négrophobie et les féministes du collectif La Barbe, comme l'ont rapporté des journalistes sur place, dont Anne Brigaudeau de Présidentielle 2012.

Nicolas Sarkozy devait venir répondre à 17 heures aux questions des participants à ce forum consacré aux propositions des candidats pour l'égalité hommes-femmes. Mais il a annulé au dernier moment sa venue. François Hollande, François Bayrou, Nathalie Arthaud, Nicolas Dupont-Aignan, Marine Le Pen et Eva Joly, eux, se sont déplacés et se sont exprimés sur l'estrade. 

"Des conditions de sécurité non réunies"

Des manifestants attendaient le président candidat devant l'Institut d'études politiques et dans le hall d'entrée. Pour justifier l'absence de Nicolas Sarkozy, Nathalie Kosciusko-Morizet a réaffirmé que les conditions de sécurité nécessaires n'étaient pas réunies. "Je vous prie d'excuser [Nicolas Sarkozy], je vous présente ses regrets. Quand je vois l'attitude de la direction [de Elle], je me dis que vraiment Nicolas Sarkozy a eu raison de ne pas venir", a accusé la maire de Longjumeau. Malgré le brouhaha, la porte-parole du président candidat a tenté de défendre les propositions et le bilan de Nicolas Sarkozy.

"Je pense que la sécurité de Nicolas Sarkozy n'était pas du tout en danger, a estimé Valérie Toranian, directrice de la rédaction de l'hebdomadaire qui animait les débats du forum. Je crois que malheureusement, il a préféré ne pas venir plutôt que d'avoir à traverser le hall de Sciences Po où il y avait des étudiants qui criaient des slogans, comme ils en ont crié contre Marine Le Pen d'ailleurs et contre un candidat sur deux."

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