Mort de Michèle Léridon, figure du journalisme et de l'AFP

En 2014, elle était devenue la première femme nommée directrice de l'information de la célèbre agence de presse.

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France Télévisions
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Michèle Leridon, à Paris, le 23 juin 2014.  (FRED DUFOUR / AFP)

La journaliste Michèle Léridon, membre du Conseil supérieur de l'audiovisuel depuis deux ans après une longue carrière à l'Agence France Presse (AFP), dont elle a été la directrice de l'information, est décédée lundi 3 mai à l'âge de 62 ans. "Femme de convictions, Michèle Léridon était une grande journaliste unanimement reconnue", souligne le CSA dans un communiqué, rappelant "son engagement en faveur de la liberté d'expression et de la liberté de l'information".

"Elle incarnait pour moi les valeurs humaines que j'aime à l'Agence France Press : empathie, curiosité pour tout, rectitude, pondération de jugement et sens de l'humour", a réagi de son côté Fabrice Fries, le PDG de l'agence de presse. Après avoir débuté sa carrière dans la presse écrite, elle avait rejoint l'AFP en 1981, où elle a accompli des missions en Afrique de l'ouest. Elle avait ensuite été nommée directrice adjointe du bureau d'Abidjan. A ce titre, elle a couvert notamment les conflits au Liberia et en Sierra Léone (1996-1999).

En 2014, elle avait été nommée directrice de l'information, plus haut poste rédactionnel de l'agence AFP, devenant ainsi la première femme à occuper ces fonctions. Début 2019, elle avait rejoint le CSA. Chargée notamment "de la déontologie des programmes et du pluralisme politique, elle avait assuré le suivi de plusieurs scrutins", mais aussi joué "un rôle majeur dans l'élargissement des missions du Conseil à l'égard des plateformes" et des réseaux sociaux, d'après le CSA.

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